Souvenirs de Bretagne Guiscriff et Rosporden

Sur la route de Lorient à Quimper, à la sortie de la petite ville de ROSPORDEN, un bel arbre surplombe une flamme de granit accompagnée d’une plaque de marbre qui évoque les noms de trois résistants morts à cet endroit

L’arbre est un tilleul planté par la promotion EOR « Gérard de Carville »

Gérard de Carville a rejoint l’Angleterre dès le 18 juin. Il a intégré l’Ecole des Cadets de la France Libre. Né le 15 janvier 1924, il a 16 ans lorsqu’il rejoint l’Angleterre avec la volonté de combattre au côté des Anglais pour libérer la France.

Sorti aspirant en juillet 1942 dans la promotion « Libération », il va d’abord être envoyé en Nouvelle Calédonie, puis reviendra en Angleterre pour intégrer le 2e bataillon de chasseurs parachutiste.

Parachuté en Bretagne dès le 9 juin 1944, il tombe au combat le 5 août 1944 a l’âge de 20 ans

l a beaucoup impressionné les maquisards bretons de Guiscriff dont il avait assuré la formation. André Casalis avait interviewé dans les années 1990 les survivants de ce maquis et avait réalisé un récit attachant. La partie de ce récit portant sur les combats de Bretagne vient d’être numérisée. Vous pouvez la télécharger et la lire et honorer ainsi la mémoire d’un courageux jeune Français Libre.

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La lettre éditoriale de Juillet 2022

L’école et la Résistance. Des jours sombres au lendemain de la Libération (1940-1945)

C’est le thème choisi pour le concours National de la Résistance et de la Déportation de l’année scolaire 2022-2023.

Ce thème nous offre une occasion privilégiée pour transmettre le souvenir de l’école des Cadets de la France Libre et plus généralement des actions et des valeurs vécues par les cadets

En effet, l’école des Cadets de la France Libre est par excellence l’école de la résistance.

Une résistance active et volontaire d’abord par le choix exprimé dès le premier jour de continuer le combat au côté de ceux qui le continuaient, c’est-à-dire les Anglais et le Général De Gaulle.

Une résistance active de la part de  tous ceux qui ont quitté la France par mer ou en traversant les Pyrénées aussi bien que par ceux résidant à l’étranger qui sont venu pour délivrer la France.

Une résistance opiniâtre pour ceux qui ont accepté de suivre la formation d’officier, formation exigeante demandant un engagement intellectuel et physique important et de plus en terre étrangère.

Une résistance active ensuite pour ceux de ces jeunes volontaires tout juste sortis de l’école et engagés dans les combats des armées de la Libération en Italie, dans la 2e DB et dans la 1ère armée. Un engagement total payé durement par le sacrifice d’un quart des élèves de l’école.

Et puis une résistance utile aussi pour tous ceux qui ont été parachutés dans les maquis, qui ont dirigé l’instruction militaire des volontaires de ces maquis  et leur ont ainsi permis de jouer un rôle utile dans la libération de la France. En gênant les déplacements des troupes allemandes sur le territoire, les Maquis ont ainsi joué un vrai rôle militaire et  ont contribué efficacement au succès des débarquements Alliés. Après avoir été les élèves de l’Ecole de la Résistance, les Cadets sont ainsi devenus les professeurs des volontaires de la résistance intérieure.

Pour participer à ce concours, nous mettrons à disposition une sélection de textes illustrant toutes les formes de cette résistance.

Cet esprit de résistance, et les témoignages de l’action des Cadets, on les trouve dans les textes laissés écrits par les cadets.

Les textes de la Fourragère blanche

Parmi ces textes, on pourra s’intéresser plus particulièrement aux textes parus en 1943 et 1944 dans les cinq numéros du journal de l’école, « La Fourragère Blanche » que notre association vient de numériser et que vous pouvez retrouver sur le site cadetfrancelibre.fr

C’est une mine de quarante textes reflétant ce que pouvaient vivre ces jeunes expatriés engagés dans l’aventure de la France Combattante.

On y trouve de tout, des textes sur la campagne de France, sur la campagne de Norvège, sur la propagande de Vichy, des textes plus nostalgiques sur les affections brisées, un texte sur les mécènes qui ont supporté financièrement l’hébergement des Français libres et particulièrement des Cadets, un texte sur l’école militaire Colonna d’Ornano à Brazzaville, des textes sur l’évasion de la Martinique des Cadets Nicol et Fossarieu, un texte sur le ralliement des jeunes à Madagascar, un texte sur la résistance des étudiants  à Paris le 11 novembre 1940, des textes sur la vie sur mer au sein d’un convoi ou sur l’organisation des Américains partant pour l’Europe.

Il y a aussi des textes plus culturels  sur les livres récents, sur une pièce de théâtre, sur la mort de Jean Giraudoux, sur l’histoire et l’évolution du cinéma et même sur l’histoire et la culture basque.

Un peu d’humour militaire aussi, bien sûr et quelques textes sur le sport.

On y trouve enfin quelques réflexions sur le sens de leur combat et de leur engagement derrière le général de Gaulle tel qu’ils le percevaient. Des textes bien vivants dans l’esprit et l’atmosphère de l’époque qui permettent de retrouver toute la détermination des Cadets. Il restera aux professeurs et aux élèves participant au concours de la résistance de les intégrer dans un « projet pédagogique » et de les re-situer dans le contexte historique.

                                    Hugues Lavoix

Deuxième partie : Les échos du conseil d’administration de juin 2022

Le 10 juin, l’ASCFL tenait sa réunion trimestrielle du conseil d’administration.

D’abord un point de nos finances a permis de constater qu’elles étaient saines et que les frais de gestion de l’association sont très réduits en raison du caractère strictement bénévole de l’action de ceux qui se consacrent à la faire vivre. Toutefois, le conseil ne peut qu’inciter les membres non à jour de cotisation à régler celle-ci (trente euros pour l’année) dans les meilleurs délais. La cotisation est le signe tangible de la volonté des membres de participer aux travaux, notamment d’édition. Les ouvrages édités sont d’ailleurs adressés gratuitement aux membres ayant réglé leur cotisation annuelle.

Deux dates à noter sur nos agendas :

  • Le samedi 24 septembre avec l’inauguration d’une rue des Cadets de la France libre à Verneuil sur Seine, lieu cher à la famille Arvengas.
  • Le vendredi 11 novembre à BEWDLEY, afin de parachever les cérémonies du 80ème anniversaire de l’Ecole des Cadets, puisque l’an passé, nous n’étions présents qu’à MALVERN.

Sur ces deux événements, nous vous adresserons en temps utile les informations nécessaires pour y participer.
Le conseil a fait le point des actions lancées et terminées (notamment travail de numérisation d’ouvrages ou de revues – par exemple, les cinq numéros de « La fourragère blanche »-

Parmi les actions en cours, le thème 2022-2023 du Concours national de la Résistance et de la Déportation consacré à « L’école et la Résistance », sujet évoqué dans la première partie de cette lettre.

Pour les actions à lancer, plusieurs projets ont été évoqués : un livre reprenant, en les contextualisant, les cinq numéros de la revue de l’Ecole « La fourragère blanche », un annuaire biographique des Cadets, précédé d’un recensement de documents et d’archives pour les Cadets pour lesquels nous n’avons malheureusement aucune information sur leur devenir après leur départ de l’Ecole des Cadets.  Des réflexions sur le développement d’actions en direction de la jeunesse.

La prochaine réunion du Conseil d’administration se tiendra le vendredi 23 septembre prochain. Si, membre de l’ASCFL, vous n’êtes pas membre du conseil, et vous souhaitez participer à cette réunion afin de mieux connaitre notre fonctionnement et ce que nous faisons, faites nous le savoir.

En ce début juillet, nous vous souhaitons un excellent été.

Pierre MOULIÉ, président

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La Fourragère blanche … quand les Cadets écrivaient

La Fourragère blanche, c’est le nom de la revue publiée par les Cadets de la France libre dans les années 1943 à 1944

Il en existe 5 numéros de formats différents

Les textes publiés datent donc de la période durant laquelle les cadets étaient à l’Ecole. Ils reflètent à la fois leur préoccupation et leur culture ou au moins celles de ceux qui ont écrit

Les deux premiers numéros, un peu trop précis sur les noms des personnes et des lieux attirèrent les foudres de la censure qui en interdit la formule. Les trois derniers numéros sont parus sous une forme plus réduite et plus respectueuse des règles de sécurité.

Nous publions ce mois-ci les cinq numéros de cette revue

D’abord le premier daté d’octobre 1943 qui comporte un échantillon varié de textes, dont l’évasion de la Martinique de Nicol et Fossarieux et un texte du lieutenant Moulié sur les vertus pédagogiques du sport et particulièrement du rugby.

Le deuxième daté de novembre 1943 comporte une quinzaine d’articles dont un très étonnant article sur la culture Basque.

Et puis les trois derniers numéros parus sous un format plus modeste après l’intervention de la censure. On y trouvera un récit de l’opération en Norvège de 1940, de la poésie, un récit de la journée du 11 novembre 1940 et un pastiche de la littérature à la gloire du maréchal Pétain, et d’autres textes.

Les deux numéros sont publiés sous le couvert de la promotion Corse et Savoie même si il semble que certains des rédacteurs fassent partie de la promotion suivante.

Le dernier est intitulé Carnet d’élève aspirant de façon plus anonyme. on y trouve en particulier un texte sur l’école d’aspirants de Brazzaville, l’école Colonna d’Ornano.

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Quand un cadet rencontre un autre cadet…

Le 02 mai 2022, le colonel Charles Henry, un des derniers Cadets de la France Libre a été reçu le 02 mai au palais du gouverneur de Metz par le général de corps d’armée Alexandre D’ANDOQUE de SERIEGE avec madame Anne-Marie Le Pense, présidente de la section mosellane de l’association des membres de l’ordre national du Mérite et le colonel Bertrand DARRAS.

On peut même dire quand un cadet rencontre deux autres cadets.

Charles Henry, avait tout juste 16 ans lorsqu’il a rejoint l’Angleterre en juin 1940. Entré peu après à l’école des Cadets de la France Libre, il en est sorti aspirant dans la promotion Fezzan-Tunisie en mai 1943, il mènera ensuite une carrière militaire jusqu’en 1964, puis une carrière dans l’éducation nationale. Il est Commandeur de l’ordre du Mérite et vient de fêter son 99ème anniversaire.

Le général d’Andoque de Sériège, commandant militaire de la ville de Metz et le colonel Bertrand DARRAS sont tous deux sortis de l’école Militaire Supérieure de Saint-Cyr-Coëtquidan dans la promotion « Cadets de la France Libre ».

Ils ont donc eu le plaisir de recevoir l’un de leurs parrains de promotion et l’un des quatre derniers survivants des anciens « Cadets de la France Libre ».

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L’école et la résistance – le thème du CNRD 2022-2023

Le Concours national de la Résistance a pris pour thème cette année L’école et la Résistance

C’est l’occasion pour notre association de mettre en valeur d’une part les actes de résistance des élèves ou des étudiants qu’étaient la plupart des cadets mais aussi les valeurs de cette école de la résistance qu’a constitué l’Ecole des Cadets de la France Libre.

Conformément à nos statuts, nous n’avons pas vocation à fournir des directives pédagogiques ou des jugements de valeur mais de faire connaître les témoignages laissés par les cadets, témoignages directs écrits ou oraux lorsqu’ ils existent ou témoignages constitués par leurs proches et par le récit de leurs engagement

A cet effet, notre site va s’enrichir d’une page spéciale CNRD donnant accès directement à ces témoignages

Pour plus d’informations sur le concours, vous pouvez aller sur le site de la Fondation de la France Libre

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La lettre de janvier – Nouveaux horizons

L’année 2021 vient de se clore et déjà de nouveaux défis se présentent à nous.

D’abord, un retour sur 2021 avec ses peines et ses moments d’émotion.

En douze mois, de décembre 2020 à novembre 2021, nous ont quittés trois

figures de Cadets : René MARBOT (Promotion « 18 JUIN »), inlassable animateur de l’Amicale puis de l’Association du souvenir des Cadets de la France Libre. Grace à son entregent et ses relations internationales, il a su faire connaitre et reconnaitre ce que furent les Cadets et leur contribution à la libération de notre pays. En aout, nous quittait Rémi DEVERS DREYFUS (alias PLOWRIGHT  promotion Bir Hakeim ) qui participa, comme officier parachutiste SAS au débarquement en Normandie ; enfin en novembre André CASALIS (Promotion « Libération »), qui restera comme l’historiographe des Cadets. Nous avons rendu compte de leur parcours et tout fait pour honorer dignement leur mémoire. D’autres décès ont pu survenir ces douze derniers mois dont nous n’aurions pas eu connaissance. Si tel est le cas, que leurs familles et leurs proches nous pardonnent car malheureusement, nous manquons d’informations sur ce que sont devenus au fil du temps d’anciens Cadets qui n’ont pas pu ou pas su comment donner de leurs nouvelles à leurs anciens frères d’armes.

Heureusement, il arrive parfois de bonnes nouvelles comme récemment la découverte grâce à la diligence de l’Association Nationale de l’Ordre du Mérite de la Moselle d’un Cadet bien en vie en Moselle, Charles HENRY de la promotion « Fezzan-Tunisie ». Un Cadet qui a livré ses souvenirs à la presse locale le 11 décembre 2021 sous le titre « L’un des derniers Cadets de De GAULLE » ! Nous irons prochainement à sa rencontre.

L’année 2021 restera dans les mémoires comme celle du 80ème anniversaire de l’Ecole des Cadets et de la remise de son fanion par le général de GAULLE le 13 septembre 1941. Un anniversaire que l’Association a honoré tant à Paris, aux Invalides le 13 septembre 2021, sous la présidence du Général BURKHARD, chef d’état-major des armées, de la promotion de l’ESM Saint-Cyr « Cadets de la France Libre », qu’en Grande-Bretagne , à MALVERN, le 18 septembre où nous étions représentés par Michel MARBOT, fils de notre ancien Président.

Notre assemblée générale a largement rendu compte le 3 décembre dernier de ces manifestations. En particulier, l’association a réactualisé le livret retraçant l’histoire des Cadets et de leur Ecole en deux versions, une en français, l’autre en anglais. Le livret évoque notamment le parcours des quelques Cadets issus de couples mixtes franco-britanniques.

Nos travaux se sont poursuivis tout au long de l’année, en lien avec les Fondations qui nous accueillent et avec les associations sœurs ( Maison de la 2ème D.B., Association des familles de parachutistes SAS de la France Libre…) . Ces travaux se sont traduits entre autres par l’édition d’un nouvel ouvrage consacré aux « Cadets et la 2ème D.B.

L’année 2022 sera celle des « nouveaux projets » et donc d’un « nouvel horizon » pour l’Association.

Notre secrétaire général Hugues LAVOIX a proposé en assemblée générale une liste d’une quarantaine d’actions en suggérant à tous nos membres de s’en emparer pour faire progresser la connaissance, actuellement incomplète, de ce que furent les Cadets de l’Ecole Militaire des Cadets de la France Libre.

Malgré tout ce que nous savons sur la plupart d’entre eux, de nombreuses biographies restent partielles, voire inexistantes. Tant sur leur parcours combattant à l’issue de l’Ecole jusqu’à la Libération, que sur leur parcours ultérieur, soit  militaire pour ceux qui sont restés dans l’Armée à l’issue de la Guerre, soit civil pour ceux qui ont pris une activité professionnelle. Naturellement, leurs enfants et descendance pourraient utilement compléter les dossiers en notre possession, nous permettant d’établir un trombinoscope complet des Cadets de la France libre, venant notamment enrichir la base de données de la Saint-Cyrienne. Cela correspondrait en outre au vœu émis par André CASALIS (et transmis au Président de l’ASCFL) de parachever après son décès son travail historique sur les Cadets.

Aussi serions nous intéressés par tout ce qui serait en votre possession, même sous forme condensée, et qui pourrait compléter les dossiers des Cadets, avec par exemple, la désignation d’un « référent familial » qui serait notre correspondant pour le Cadet de sa famille.

Nous avons également souhaité maintenir une relation régulière avec nos amis britanniques, avec MALVERN et BEWDLEY, la famille HOWELL, les nouveaux propriétaires de RIBBESFORD…

Michel MARBOT s’est proposé d’animer l’équipe qui pourrait s’atteler à cette tâche, d’autant que nous envisageons toujours un déplacement à BEWDLEY en 2022, pour compléter la manifestation de septembre 2021 à MALVERN.

Vous trouverez ci-joint en annexe la page 9 du procès-verbal de l’assemblée générale du 3 décembre dernier (annexe5) vous permettant de nous indiquer à quelle action vous souhaitez vous associer. Nous comptons sur vous et vous en remercions par avance.

Enfin en ce début janvier, le bureau et le conseil d’administration s’associent à moi pour vous souhaiter une bonne année 2022, en formant des vœux pour que nous puissions, ensemble, poursuivre le travail que nous avons engagé dès 2014 en créant l’association, afin de maintenir vivant le souvenir  de l’Ecole militaire des Cadets de la France Libre, et de porter haut et fort les valeurs qui ont animés nos ainés, tout au long de leur existence.

Pierre MOULIÉ

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André CASALIS nous a quitté le 29 novembre 2021

André CASALIS , né le 18 septembre 1923, nous a quitté dans sa  99ème année.

André CASALIS est Cadet de la France Libre, de la première promotion « Libération ».

D’une famille éprouvée par la première guerre mondiale (deux de ses oncles sont morts au combat) , André CASALIS n’a que dix-sept ans lors de l’Appel du 18 juin 1940 du général de GAULLE. Très marquée par le discours d’abandon du Maréchal PETAIN, sa famille décide de lui faire gagner l’Angleterre . Dès le 19 juin 1940, il embarque à Saint-Jean-de-Luz avec une de ses tantes mariée à un Britannique  et rejoint l’Angleterre. Ne pouvant s’engager immédiatement compte tenu de son âge, il manifeste toutefois son désir de combattre dès que possible contre le régime nazi dont il a vu le fanatisme dès 1938 au cours d’un échange scolaire en Allemagne.

Ancien scout aux Eclaireurs unionistes de France, il rejoint Brynbach (GB) où la France Libre a créé pour les jeunes Français un grand camp scout d’initiation militaire dans l’attente de la création de ce qui va devenir l’Ecole militaire des Cadets de la France Libre qu’il intègre début 1941 à Malvern, premier site de l’Ecole.

Il est présent le 13 septembre 1941 lors de la remise de son fanion à l’Ecole des Cadets de la France libre par le Général de GAULLE.

Il sort deuxième de la première promotion « Libération », en ayant la volonté farouche de combattre les puissances de l’Axe jusqu’à la victoire finale des Alliés et la libération de la France.

Compte-tenu des menaces que le Japon fait peser sur la zone Pacifique, il obtient son affectation en Nouvelle-Calédonie où l’arrivée en force des troupes américaines ne lui donne malheureusement pas  la possibilité de combattre. Il en éprouvera une grande frustration d’autant qu’il ne pourra rentrer en France qu’en septembre 1946 où il retrouvera sa famille après plus de six ans de séparation. Il reprend alors ses études et obtient son diplôme  d’ingénieur de l’Ecole des Travaux publics. Il fera une brillante carrière dans le secteur de l’équipement et des travaux publics tant en France qu’à l’étranger.

André CASALIS est aujourd’hui reconnu comme l’historiographe des Cadets de la France Libre. Il publie plusieurs ouvrages sur l’Ecole et sur son encadrement , mais aussi sur les biographies des Cadets des différentes promotions . Il laisse une riche documentation qu’il a déposée au Service historique de la Défense au Château de Vincennes.

Son œuvre imposante reste en partie inachevée en l’absence d’informations suffisantes sur la vie et les actions de Cadets des promotions ultérieures à la sienne qu’il n’a pu tous connaitre en raison de sa présence à Nouméa pendant le deuxième conflit mondial. Il a toujours manifesté le désir que le relais soit pris après son départ pour compléter son œuvre.

André CASALIS laisse le souvenir d’un homme exigeant, rigoureux, voire pointilleux sur la vérité historique et profondément attaché au souvenir de la période de la France Libre. Un homme d’honneur, dès les tous premiers jours de la résistance au nazisme et au régime de Vichy. André CASALIS était chevalier de la Légion d’honneur.

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25 septembre 1941 – Cinq garçons reçus par W.CHURCHILL

C’était il y a 80 ans, le 25 septembre 1941 que cinq jeunes Français étaient reçus par le premier ministre britannique au 10 Downing Street et avaient l’honneur de boire le champage avec lui.

Réception Churchill
Réception par Winston Churchill

Ils étaient partis de Fort-Mahon en France le 16 septembre à 9 heures du soir et étaient arrivés à Eastbourne en Angleterre le 18 septembre au matin après 32 heures de navigation dans deux canoës canadiens.

C’est donc tout juste une semaine après qu’ils étaient reçus par le premier ministre qui les a félicités en disant d’eux « Voilà le vrai visage de la France » (film)

Ils voulaient rejoindre le général de Gaulle et combattre pour libérer la France

Pierre Lavoix, âgé de 19 ans s’est engagé dans les forces navales Françaises libres

Reynold Lefebvre, Jean Paul LAVOIX, Christian et Guy Richard à Ribbesford

Les quatre autres, Jean-Paul Lavoix, Reynold Lefebvre, Christian Richard et Guy Richard ont intégré l’école des Cadets de la France Libre.

Jean-Paul Lavoix a ensuite combattu dans la 2e DB

Reynold, Christian et Guy ont combattu dans la 1ère DFL

Reynold Lefebvre, né le 5 avril 1925, promu aspirant dans la promotion Fezzan-Tunisie est mort pour la France le 25 janvier 1945 près de COLMAR. Il n’avait pas 20 ans!

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18 Septembre 2021 à MALVERN

Le 18 septembre, à Malvern, le Headmaster du collège, Keith METCALFE, le maître de la Maison N° 5, Richard HOWITT, l’aumônier du collège, le RP Adam WHARTON, Michel MARBOT et son cousin Dominic GRIEVE qui représentaient notre association, le Colonel Nicolas FILSER, attaché militaire en Grande Bretagne et trois Saint-Cyriens qui représentaient l’école militaire supérieure de Saint-Cyr Coëtquidan célébraient la mémoire de la visite du général de Gaulle à Malvern, le 13 septembre 1941, lorsqu’il était venu remettre le fanion de l’école à la garde de la première promotion des Cadets de la France Libre.

Une cérémonie religieuse à laquelle assistaient les élèves du collège marquait l’évènement et rendait hommage tant au courage des jeunes Cadets de l’époque qu’à l’hospitalité chaleureuse que leur avait accordée la Grande Bretagne. a cette hospitalité, s’ajoutaient les témoignages quotidiens d’amitié que leur accordaient les Anglais … mais aussi les Ecossais et les Gallois.

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Célébration aux Invalides le 13 septembre 2021

Le 13 septembre 2021, aux Invalides, a été célébré, sous le parrainage de Mme Geneviève DARRIEUSECQ, Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées, le 80ème anniversaire de l’Ecole des Cadets de la France Libre, le « Saint-Cyr de la France Libre ».

La cérémonie était placée sous la présidence du général Patrick BURKHARD, chef d’état-major des Armées, avec la participation, notamment, du général Pierre GILLET, représentant le chef d’état-major de l’Armée de Terre, du gouverneur militaire de Paris, le général Christophe ABAD, du général Hervé de COURREGES, commandant l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.

Une forte délégation de membres de la promotion de l’ESM  Saint-Cyr « Cadets de la France Libre »(1985-1988) était présente ainsi que leur ancien chef de bataillon à Coëtquidan, le général Jean-Louis GEORGELIN, ancien Grand Chancelier de l’Ordre de la Légion d’honneur.

L’ordre de la Libération était représenté par son délégué national, le général Christian BAPTISTE. Etaient également présents, le général Robert BRESSE, président de la Fondation de la France Libre, Jean-Marie DEDEYAN, vice-président de la Fondation Charles de GAULLE, le général Jean-Paul MICHEL, président de la Fondation Maréchal LECLERC de HAUTECLOCQUE.

Les familles des Cadets de la France Libre et de leurs instructeurs étaient largement présentes à cette cérémonie organisée à l’initiative de l’Association du souvenir des Cadets de la France Libre.

Après lecture de deux témoignages adressés, l’un par André CASALIS, cadet de la promotion « Libération » qui était présent à MALVERN le 13 septembre 1941, l’autre par l’amiral Philippe de GAULLE, qui fut stagiaire à l’Ecole des Cadets en juin 1944, fut présenté le « livret du 80ème anniversaire » reprenant l’historique de l’Ecole, la saga des Cadets et retraçant 80 ans de relations des Cadets avec le Royaume-Uni. Hommage était ensuite rendu à deux Cadets récemment décédés, René MARBOT et Remy DEVERS-DREYFUS, et à travers eux, à tous les Cadets, stagiaires et instructeurs de l’Ecole aujourd’hui disparus.

Rappelons que sur 211 aspirants issus de l’Ecole, un quart d’entre eux sont » morts pour la France ».

Une gerbe, en forme de croix de Lorraine ornée de fleurs bleu-blanc-rouge, et d’un bandeau « Cadets de la France Libre » a été déposée au pied de la stèle dédiée aux Cadets située dans la galerie Est de la Cour d’honneur des Invalides, par les généraux BURKHARD, GILLET, GEORGELIN et par Pierre MOULIÉ. Président de l’ASCFL.

Gerbe à la mémoire des Cadets de La France Libre

Une minute de silence, en mémoire des Cadets et des instructeurs de l’Ecole clôtura la cérémonie accompagnée de l’hymne national, « la Marseillaise », repris par l’assistance.

Une cérémonie sobre et pleine d’émotion marquant le souvenir de ces jeunes Français qui rejoignirent au péril de leur vie l’Angleterre et les Forces Françaises libres dès juin 1940 et dont l’objectif était de relever l’honneur de la France, en prenant part aux combats pour la libération de leur Pays.

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