La lettre 41 de janvier 2026

  • Vœux pour la nouvelle année
  • Echos du déplacement en Grande Bretagne pour le Remembrance Day (8 et 9 novembre)
    • Compte rendu du déplacement
    • Focus sur deux de nos amis britanniques : Nicole Barry, maire de Bewdley ; Dominic Grieve et l’attachement familial aux Cadets
  • Assemblée générale du 5 décembre 2025
  • Les cadets et la Médaille de la Résistance

    Le président, le bureau et le conseil d’administration de l’ASCFL adressent leurs meilleurs vœux pour l’année 2026 à l’ensemble de ses membres et amis, aux familles des Cadets qui n’oublient pas le passé de leurs pères qui ont fait le choix de rejoindre le général de Gaulle et la France Libre de 1940 à 1943, à Malvern puis à Ribbesford.

    Ils saluent et remercient l’ensemble de leurs partenaires, L’Ordre de la Libération, la Fondation de la France Libre, la Fondation Charles de Gaulle, La Fondation Leclerc de Hauteclocque, et les associations mémorielles avec lesquels ils entretiennent la flamme du souvenir et de la victoire de 1945.

    Ils forment des vœux pour que les nouvelles générations prennent le relais afin de porter les valeurs de courage, de liberté et de justice qui ont animé les jeunes Français qui ne se sont pas résolus à accepter la défaite en 1940 et qui se sont mis au service de la France pour restaurer son honneur et la Liberté.

Notre programme d’activités 2025 avait inscrit à son calendrier le déplacement à Bewdley et à Malvern pour le Remembrance Day. Malvern (1941-1942) et Bewdley-Ribbesford (1942-1944) étant les implantations successives de l’Ecole militaire des Cadets de la France Libre en Grande-Bretagne. 

Michel Marbot en charge au sein de l’ASCFL des relations avec la Grande-Bretagne a organisé ce déplacement les 8 et 9 novembre. De l’avis des participants, ce déplacement fut une réussite avec un accueil toujours très chaleureux de nos amis britanniques.

Notre délégation était nombreuse : Autour de Michel Marbot, fils de René Marbot (Promotion « 18 Juin », qui fut le président fondateur de l’association du souvenir des cadets de la France Libre), étaient présents : Annie Darchen et son fils Christophe Tanguy qui portaient le souvenir de leur père et grand-père Joseph Darchen, cadet de la France Libre ayant suivi sa formation à Malvern College en 1941. James et Charlotte Alix, petits enfants de Jean-Louis Alix (Promotion « 18 juin », mort pour la France le 8 mai 1954 à Dien Bien Phu) qui renouaient avec leurs racines françaises, Mais aussi Dominic Grieve, membre d’honneur de notre association, ancien Ministre de Sa majesté, président de la Franco-British Society, accomplissant ce voyage par fidélité à son père, Percy Grieve, détaché en temps de guerre par Anthony Eden auprès du général de Gaulle, pour s’occuper de son image. Enfin, Hubert Rault, historien, organisateur d’un circuit de mémoire (de Gaulle in London), à la recherche de nouvelles inspirations.

Le samedi matin 8 novembre, notre délégation fut accueillie à la Mairie de Bewdley par une dizaine de personnalités : Nicole Barry, Maire et son époux Bill, Rod Stanczyszyn, ancien Maire et son épouse Lyn, des membres du conseil municipal, M. Tony Zalin, retraité s’intéressant particulièrement à l’histoire des Cadets, ainsi que des membres de la Royal British Legion.

Après une visite du Musée municipal et de la vitrine consacrée aux Cadets et à leur présence à Bewdley (1942-1944), Michel Marbot et Dominic Grieve, accompagnés de la délégation française et de nos amis britanniques, se sont recueillis au monument aux morts de Bewdley où ils ont déposé une gerbe au nom de notre association.

Un groupe s’est rendu au Manoir de Ribbesford, avec un dépôt de gerbe par Annie Darchen.  Avec la tristesse de constater que le Manoir qui abritait l’Ecole est à nouveau en vente après l’échec d’enchères infructueuses, le prix de réserve n’ayant pas été atteint. Les travaux largement engagés sont donc au point mort. Dossier à suivre !

Une conférence organisée l’après-midi au City Hall sur « les Cadets de la France Libre », à l’initiative de Michel Marbot et avec le concours de Dominic Grieve a réuni une trentaine de participants, dont les membres d’un club francophone de Birmingham. Belle initiative appréciée de tous.

Le dimanche 9 novembre, jour du Remembrance Day, déplacement vers Malvern College avec à 10h, dans l’imposante et belle chapelle néogothique du collège, l’office religieux assuré par le Révérend Adam Wharton, pendant lequel celui-ci a projeté un film d’archives sur la présence des Cadets à Malvern et la remise du fanion de l’Ecole à la promotion « Libération », par le général de Gaulle le 13 septembre 1941. Toute l’Ecole de Malvern, les 700 élèves en uniforme, leurs parents, les professeurs, le staff de l’école étaient présents.

Puis le Révérend a ensuite invité Dominic Grieve et Michel Marbot à adresser quelques mots à l’assemblée. Michel et Dominic ont dit toute leur gratitude et leur joie de se trouver là, « à la rencontre de jeunes dont certains sont presque aussi âgés que les Cadets« . « Il y avait des sujets de Sa Majesté parmi les Cadets ! Cette fraternité franco-britannique s’est nourrie dans les tranchées de la Grande Guerre. L’engagement de la Famille Royale lui a donné un lustre éternel. God save the King ».

La commémoration s’est poursuivie sur l’esplanade avec l’appel des morts et le dépôt de gerbes, dont une portée conjointement par Michel et Dominic. Son ruban portait l’inscription « ASCFL ». Ce dépôt de gerbe a marqué notre attachement et notre reconnaissance à La Couronne, au Gouvernement, à Malvern College et plus largement au peuple britannique qui a accueilli nos pères avec amitié et chaleur pendant la dure période de la 2ème guerre mondiale.

A la fin de la cérémonie, le Head master Keith Metcalfe a reçu de Michel le certificat de « membre d’honneur de Malvern College » attribué en 2023 par notre association et un message du président Pierre Moulié.

La visite de la Maison 5 (lieu d’implantation des Cadets en 1941-1942) a permis de se replonger dans leur cadre quotidien.  Aujourd’hui une soixantaine d’élèves occupent ces locaux. Ils étaient fiers de nous recevoir dans le cadre de la réception organisée par le House Master David Kelland.

Puis Annie Darchen, Christophe Tanguy, Charlotte et James Alix ont pris le chemin du retour tandis que le Head et le House Master retenaient Michel Marbot, Dominic Grieve et Hubert Rault à déjeuner.  Puis la responsable des relations avec les anciens élèves, la très distinguée Rebecca Merrett leur a fait visiter les installations de Malvern College avec piscine, mur d’escalade, salles de squash, de Basket, de tir et de musculation, terrains de cricket, de football et de rugby, sans oublier les ateliers de peinture, de sculpture et de musique. La réputation de Malvern College tient au fait que la formation y est très complète et que les élèves y semblent particulièrement épanouis et heureux.

Focus sur nos amis britanniques rencontrés à l’occasion du déplacement des 8 et 9 novembre 2025 :

Nicole, vous êtes française d’origine. Comment vous retrouvez-vous aujourd’hui à Bewdley ?

Je suis née à Marseille et j’ai fait une licence d’anglais à Aix en Provence avant de partir en Angleterre, d’abord à Londres puis à Birmingham où j’ai trouvé un poste de professeur de français dans un lycée.

Après quelques années, je suis passée dans l’enseignement supérieur, d’abord dans la formation des professeurs de français, puis plus tard à Birmingham City University. Là, j’ai continué à enseigner le français dans la Faculté de Commerce (Business School), mais je suis devenue responsable des échanges universitaires dans le cadre d’ERASMUS et de programmes communs, notamment avec la France… J’ai également beaucoup voyagé dans le monde afin de recruter des étudiants étrangers pour nos programmes universitaires ;

J’habite Bewdley depuis 1978. Je suis mariée, j’ai une fille et deux petits-enfants qui vivent aussi ici.

Franco-britannique, comment se retrouve-t-on Maire de Bewdley ?

Major Nicole BARRY and Husband BILL (2025)
Major Nicole BARRY and Husband BILL (2025)

Pendant ma carrière, je me suis toujours intéressée à la politique. En 2023, je me suis présentée aux élections municipales comme candidate du parti travailliste. Je suis élue et membre du Conseil Municipal de Bewdley depuis trois ans. Nous avons beaucoup moins de pouvoir qu’en France car les décisions importantes sont prises au niveau du département ou de la Région. Notre budget est très limité. Nous sommes treize au Conseil Municipal et le rôle de Maire est exercé à tour de rôle chaque année. Mon tour est venu en mai 2025 et j’exerce mes fonctions jusqu’en mai 2026… J’éprouve beaucoup de plaisir à découvrir tout ce qui se passe dans notre ville et à y participer, même si c’est très prenant et fatigant de courir d’un événement à un autre !

Merci Nicole pour ce témoignage. L’ASCFL a la grande chance de poursuivre cette relation avec Bewdley depuis 1942, avec une ville dont le Maire est Franco-britannique. La grande amitié entre les Cadets et votre ville se poursuit ainsi depuis 84 ans.

Dominic GRIEVE and Michel MARBOT in BEWDLEY (2025)
Dominic GRIEVE and Michel MARBOT in BEWDLEY (2025)

Percy, avocat, député aux Communes fut détaché de 1940 à 1942, à Carlton Garden afin de promouvoir l’image et l’action du général de Gaulle.

Le grand-père d’Evelyn, sir George Roberts, habitait Malvern et invitait volontiers les Cadets dans son manoir, d’où l’origine de cette relation privilégiée de la famille avec nos pères.

Il fait partie, avec Columb et Meryl Howell, des seuls membres d’honneur, à titre personnel, de notre Association.

L’assemblée générale s’est tenue au siège de l’association, à La Fondation Charles de Gaulle, 5 rue de Solférino, à Paris. Le rapport moral présenté par le président et le rapport financier du trésorier faisant le bilan de l’année 2025 ont été approuvés par l’ensemble des votants, présents ou représentés. Hugues Lavoix a présenté les actions en cours en 2025 et les projets à venir en 2026.

Le président a invité instamment les adhérents à consulter régulièrement le site de l’association « www.cadetfrancelibre.fr », mis à jour en continu et qui constitue une mine d’informations irremplaçable sur l’Ecole militaire des Cadets de la France Libre et sur le parcours des cadets. Trop peu d’adhérents ont recours au site, et à la consultation de nos documents et archives sur Dropbox, ce qui doit nous conduire à renforcer notre communication. Ce fut le thème essentiel des questions posées par les participants à l’assemblée générale.

Aussi, un groupe de réflexion composé de Lucien Jugé, administrateur, de Dominique Torrès et d’un nouvel adhérent, spécialiste en communication, Loÿs de Pampelonne, a été mis en place en vue de faire des propositions pour mieux faire connaitre et reconnaitre notre association et les valeurs portées par les Cadets, en visant d’abord les jeunes générations, au moment où les pouvoirs publics évoquent une relance des dispositifs de service militaire volontaire, dans un contexte international menaçant.

Parallèlement, le bureau consultera ses partenaires pour examiner le repositionnement des associations mémorielles comme la nôtre au moment où s’organisent des regroupements et rapprochements, comme le préparent aujourd’hui la Fondation de la France Libre et la Fondation de la Résistance. Il est vrai que les événements de la 2ème guerre mondiale s’éloignent dans l’histoire, quatre-vingts ans après l’Armistice de 1945.

Un sujet qui alimentera l’assemblée générale 2026, au moment où sera renouvelé le conseil d’administration de l’ASCFL. 

A l’issue de l’AG, une visite a été organisée par Jérôme Maubec, administrateur représentant la Fondation de la France Libre, au siège de la Fondation.

Elle a ainsi été attribuée à toute personne, française ou étrangère, ayant participé activement à la Résistance, à des réseaux de renseignement ou d’évasion, des actions de sabotage, diffusion de presse clandestine, ou toute autre forme d’engagement significatif contre l’ennemi. La médaille pouvait être attribuée à titre posthume, honorant ceux qui avaient donné leur vie pour la liberté.

65 000 médailles ont été attribuées dont près de 25 000 à titre posthume et dont 4 600 avec rosette, c’est-à-dire à titre exceptionnel, pour des actes jugés particulièrement héroïques ou exemplaires.

De nombreux cadets se sont vu attribuer cette distinction reconnaissant ainsi leur double filiation à la France Libre et à la Résistance.

Cette nouvelle page a vocation à regrouper les documents imprimés lors de la période 1940-1941

Vous y retrouverez en particulier les 5 numéros de « La Fourragère blanche », la revue interne des cadets, mais aussi d’autres textes de l’époque

Depuis le menu : choisissez Section DOCUMENTS puis la page DOCUMENTS HISTORIQUES
Les documents sont téléchargeables sous formes numérique (PDF)

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