Les Parachutistes des 3ème et 4ème S.A.S. (2ème et 4ème RCP)

21 cadets ont suivi la formation SAS
Vingt et un Cadets de la France Libre (soit près de 10% des Cadets issus des cinq Promotions) ont rejoint les unités SAS après avoir été brevetés parachutistes à RINGWAY et avoir suivi les stages commandos SAS en ECOSSE.
Les actions SAS correspondaient bien aux qualités des Cadets qui avaient rejoint l’Angleterre dans des conditions souvent éprouvantes et difficiles. Le courage, le sens de l’initiative en toutes circonstances, l’engagement physique, la volonté farouche de libérer leur pays occupé étaient des caractéristiques qui ont conduit de nombreux Cadets à souhaiter rejoindre ces unités d’élite.

Ils sont en Normandie, en Bretagne, en Vendée et partout où il faut désorganiser les Allemands
Ces Cadets, certains dans le cadre du BCRA, puis des SAS, ont été parachutés derrière les lignes ennemies afin de harceler les Allemands en retraite après les débarquements en Normandie et en Provence.
Dès le 5 juin, les SAS sont parachutés en Bretagne afin de désorganiser les moyens de communication et d’empêcher ainsi les renforts allemands. Ils interviendront ensuite en Vendée, dans le Finistère, le Limousin, les Monts du Lyonnais, et en Saône et Loire, puis sur la Loire et prendront part à la Libération de Paris ;

On les trouve aussi en Hollande
Les 3ème et 4ème SAS ont opéré ensuite début avril 1945 en Hollande dans le cadre de l’opération AMHERST.

Et plus tard en Indochine, en Corée et en Algérie
De nombreux Cadets SAS ont poursuivi une carrière militaire après la 2ème guerre mondiale, en Indochine, en Corée avec le Bataillon français de Corée, en Algérie et plus largement sur tous les théâtres d’opérations extérieurs où la France a été engagée.

Sur les 21 Cadets SAS, 1 appartenait à la promotion Libération, 4 à la promotion BIR HAKEIM, 3 à FEZZAN TUNISIE, 9 à CORSE et SAVOIE et 4 à la promotion 18 JUIN.
8 sont « morts pour la France », 5 en 1944 pour la libération de la France (F. ARCILLE dit MARIANI, J.CHATENAY, JC DIAMANT- BERGER, G. GAULTIER de CARVILLE, G. LYON-CAEN), 1 en Hollande au cours de l’opération AMHERST (G. TAYLOR), 1 en Indochine en 1947 (PA. METZ) et le dernier Claude BARRES est mort en Algérie en 1959.

Le capitaine Robert MOULIE, instructeur à Ribbesford rejoint aussi les SAS
Le capitaine Robert MOULIE, instructeur des Cadets a entrainé avec lui des Cadets à le suivre au BCRA puis dans les SAS. Ainsi dans le cadre du BCRA, il a été parachuté dans le Jura avec les Cadets Marcel EDME et Raymond CASSEL pour encadrer un bataillon FFI et ralentir la remontée des troupes allemandes vers le Nord. Puis en tant qu’adjoint du Commandant le 4ème SAS, il a participé à l’opération AMHERST en Hollande en avril 1945 avec 10 anciens Cadets. Comme beaucoup d’entre eux, il poursuit une carrière militaire parachutiste en Indochine, à SUEZ , en Algérie. Il a été le 1er chef de corps du 1er RPIMa en 1960, régiment qui est aujourd’hui le fer de lance des forces spéciales Terre et ainsi l’héritier des unités SAS français de la deuxième Guerre mondiale.
Pour de plus amples renseignements sur les cadets SAS, voir « Les Parachutistes SAS de la France Libre » par David PORTIER et aussi le livre « bérets rouges » écrit par l’un des cadets, Henry Coutant (alias Henry CORTA)

On consultera aussi le site de l’Association des familles de Parachutistes SAS (AFPSAS).
(voir les liens ci-dessous)

Les aspirants
Gilles ANSPACHAlbert BACUEZClaude BARRÈSJacques BOUFFARTIGUE,
Marc BOYEYves CANTINRaymond CASSELJacques CHATENAY,
Henry COUTANTJean-Claude DIAMANT-BERGERRémi DREYFUS,
Maurice DUNOMarcel EDMEGérard GAULTIER de CARVILLE,
Pierre-Henri LAGÈZEGeorges LYON-CAENFrançois MARIANI,
Paul-André METZ Jean SERVIÈREGeorges TAYLOR

Un élève
François LA CLOCHE de VALLOMBREUSE,
Un instructeur
Robert MOULIé,