Fin juin 40, déjà 42 futurs cadets ont rejoint l’Angleterre

Les quatre plus jeunes, Claude Boulanger, Michel Herbout, Guy Pierrepont et Maurice Méchin n’ont pas quinze ans

Charles Hessenbruch, Jean Bouclet, Georges Billard, Georges Taylor et Cyril Herbout et Arthur Van Blaere n’ont pas 16 ans

Ils sont 13 à avoir seize ans, 14 à avoir 17 ans, trois ont 19 ans, 2 ont vingt ans, et le plus vieux, le seul ayant 21 ans, Marius Taravel fait partie des Chasseurs Alpins engagés dans l’opération de Narwick, au même titre qu’André Lehrman qui a 20 ans a déjà reçu une citation.

On retrouvera la plupart d’entre eux en juillet au camp de Brimbach sauf ceux qui ont réussi à se faire engager dans la légion étrangère ou dans les chasseurs alpins en trichant sur leur âge.

Parmi ces 42 volontaires de la première heure, 32 gagneront leurs galons d’aspirants dont les 15 qui constituent la promotion Libération. Pour les autres, certains préféreront s’engager dans la Marine, l’aviation ou les parachutistes, d’autres seront blessés ou malades durant la formation. Deux autres, enfin, sans être des « cadets » seront affectés à la « section hors rang » de l’école des cadets, leur niveau scolaire ne leur permettant pas de suivre les cours d’officiers, ce qui ne les empêchera pas de participer ensuite aux combats de la Libération.

On dispose des récits de Ceugnet et de Vanblaere échappés du Pas de Calais, des récits de Pierrepont, Duluat, Quentel, Ligavant et La Ménardière échappés de Bretagne Il existe aussi un bref récit de l’évasion d’André Casalis depuis St-Jean de Luz ainsi qu’un récit consacré à l’évasion de trente-deux lycéens Bayonnais parmi lesquels on compte Laurent Casalonga.

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18 juin 1940, il y a 80 ans, les futurs cadets ont pris la mer

Parmi les Cadets, on en trouve plus de trente qui ont rejoint l’Angleterre dès le mois de juin
Dès le 16 juin, Georges Taylor quitte Bordeaux
Le 18 juin, Les frères Herbout embarquent sur le Keriado à Camaret, tandis que le paquebot Meknes part de Brest avec à son bord Robert Colcanap, Maurice Duluat, Hervé Arnault de la Ménardière, Etienne Laurent.

Le Meknès
Le Meknès

C’est encore le 18 juin que le Premel part de Plougasnou avec à son bord Jean Briand, Louis Le Roux, et François Seité tandis que Yves Lancien part de Carentec à bord du « Martin-Pêcheur« 

Pour le 19 juin, on peut noter les départs d’André Bouguen qui part de Douarnenez à bord du Chalutier « Ma Gondole » tandis que Gérard Gaultier de Carville, Jean Jéanne, Robert Mulsant et Jean Quentel partent d’Argenton-Porspoder à bord du Magven

Pour le 20 juin, on trouve Marcel Ligavant et Jean Nedelec à bord de l’Ar-zenith, puis du Monique-Andrée

Ar-Zenith
Ar-Zenith

Ce même 20 juin, Gustave Lespagnol part de Brest à bord du Moncousu … avec les lingots de la Banque de France tandis qu’André Casalis et Laurent Casalonga parte de Saint-Jean-de-Luz à bord du paquebot polonais MS/BATORY

Jean Fèvre partira de Saint-Jean de Luz le 21 juin

Pour d’autres, comme Hervé Alliot, Georges Billard, Jean Bouclet, Jacques Duchène, Paul Lemaire, Jean Pellé, on les trouve aussi en Angleterre avant la fin juin 1940

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8 mai 45 : il y a 75 ans, la paix enfin retrouvée!

Mais le prix est élevé et le début d’année  de l’année 1945 aura vu encore tomber 9 cadets durant les derniers combats

D’abord en Alsace durant le mois de Janvier. La 1ère DFL qui dans l’ordre de bataille de la première armée ne s’appelle plus DFL mais 1ère DMI, appellation que les Français libres ignorent superbement va être durement éprouvée lors des combats pour la reprise de Colmar.

Cinq cadets vont tomber durant ces combats :

  • 25 janvier, Marcel-Henri Fafa (CS)près de Colmar,
  • 26 Janvier Reynold Lefebvre (FT) près de Colmar,
  • 27 janvier Jérôme Saint-Denis (18J) à Wittenheim
  • 29 janvier Alain Taburet (BH) près de Colmar
  • 30 janvier Marcel Ligavant (BH) également près de Colmar  à JebsHeim

D’autres cadets vont tomber en Hollande. Parachutistes lancés en territoire occupé pour saboter les communications allemandes, ils prenaient des risques importants comme en témoignent les citations qu’ils ont reçues. Deux d’entre eux vont tomber durant les derniers combats de 1945

  • 12 février Burguière en Hollande, noyé en revenant d’une mission de sabotage derrière les lignes ennemies
  • Le 8 avril Georges Taylor En Hollande

Enfin, En France, les derniers combats se déroulent à la frontière italienne. Menés contre un ennemi solidement retranché, ils vont encore coûter la vie à deux cadets:

  • Le 10 Avril Jacques Duchêne (L) dans le Massif de l’Authion
  • Le 21 Avril Jean Fèvre (L)  à La Pierra

Georges Taylor et Jean Fèvre vont être fait Compagnons de la Libération

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Un message de René Marbot et la lettre d’avril

Mes Amis,

La pandémie que nous traversons est une crise qui met chacun de nous à l’épreuve individuellement comme collectivement.
Ce moment particulier nous éloigne parfois des nôtres, et l’isolement, le cloisonnement de notre quotidien, nous paraissent inhumains.

Le sacrifice que nous faisons aujourd’hui, nous le savons, est essentiel pour vaincre.

J’espère que ce message vous trouvera en bonne santé et n’hésitez pas d’y répondre pour donner de vos nouvelles et celles de vos proches.
Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour les semaines à venir et à bientôt pour fêter la victoire.
Prenez soin de vous,

René Marbot

La lettre trimestrielle d’avril 2020 : une lettre bien particulière!

Chers amis,

Cette lettre trimestrielle est bien particulière ! Comme me l’a confié notre Président René MARBOT : « j’aurai tout connu ! », du départ du Liban et de l’arrivée en Angleterre ; de l’Ecole des Cadets aux maquis de France, de la Libération au retour à la vie civile, puis à la volonté de faire vivre l’esprit Cadet jusqu’à ce jour du confinement le 17 mars 2020 ! Et pour combien de temps ? René s’y est involontairement préparé récupérant à son domicile après quelques ennuis de santé sans pouvoir sortir de chez lui. Mais il a la chance d’avoir une famille nombreuse solidaire et unie qui l’assiste dans cette période sans nulle autre pareille.

Souhaitons à tous nos Cadets et amis en vie, notre Président René, André CASALIS, Rémi DREYFUS, Marcel RUFF, Pierre WAHL et aussi Enzo BONOPERA, Bernard PRIG D’ONDL, qu’ils trouvent dans les instants présents le réconfort d’une famille et d’amis fidèles leur permettant d’affronter cette période de « guerre sanitaire ».

A leurs familles, à leurs proches, nous disons qu’ils ont supporté dans leur vie combattante suffisamment d’épreuves pour qu’ils soient bien armés aujourd’hui face à ce conflit de nature nouvelle !

Nous devions tenir le 20 mars un conseil d’administration de notre Association qui a été annulé compte tenu des circonstances. La présente lettre me permet d’en évoquer l’ordre du jour et de vous faire part des orientations que nous devions prendre à cette occasion.

Grace en particulier au Général Bertrand PARIS, de la Saint-Cyrienne, en liaison avec Hugues LAVOIX, nous avons pu faire un travail de mise à jour concernant les survivants de cinq Promotions de Cadets de la France Libre.

Au-delà des noms repris plus haut, nous restons sans aucune nouvelle de Bernard DUPREZ, Marcel GONTHIER, Claude RIGUETTI, Paul ROEDERER et de Mme MINET-FACQ.

Que ceux qui ont des informations les concernant veuillent bien nous les transmettre.

Nous avons appris tardivement le décès de Guy BLANC le 11 mars 2017 à AJACCIO.

Nou s avions l’intention de faire se prononcer le conseil d’administration sur la reconnaissance d’une journée anniversaire du souvenir de l’Ecole des Cadets de la France Libre, idée présentée en Assemblée générale de décembre 2019, avec le souhait de retenir la date du 13 septembre (1941), date à laquelle le Général de GAULLE a remis son fanion à l’Ecole militaire des Cadets de la France Libre à MALVERN.  Avec le souhait de faire chaque année à cette date anniversaire une manifestation du souvenir pour pérenniser le souvenir de l’Ecole et de tous ceux qui y sont passés comme stagiaires ou dans l’encadrement.

Après échanges, nous avons décidé de consacrer le premier anniversaire le 13 septembre 2020 à une manifestation symbolique aux Invalides, au premier étage de la Cour d’Honneur où se trouve apposée la plaque commémorative consacrée à l’Ecole et aux Cadets. Nous souhaitons que cette manifestation soit placée sous le patronage (avec sa présence effective si possible) du Général BURKHARD, chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre, ancien de la Promotion de Saint-Cyr « Cadets de la France Libre ». Dans l’avenir, nous envisageons de célébrer cette date anniversaire à MALVERN ou RIBBESFORD, voire à COETQUIDAN, …Nous vous tiendrons informés naturellement de l’avancement de ce projet.

Nous avions prévu également d’évoquer nos relations avec nos nombreux partenaires pour le point de celles-ci et de nos projets propres ou communs.

Le Général Bruno CUCHE qui représente la Fondation Charles de GAULLE au sein de notre conseil d’administration quitte ses présidences de la Fondation Maréchal LECLERC de HAUTECLOCQUE et de la Maison des anciens de la 2ème D.B. De ce fait, perdant son mandat à la Fondation Charles de GAULLE, il perd en même temps son mandat au sein de notre Conseil. Compte tenu du rôle majeur qu’il a joué auprès de nous au sein de l’ASCFL, notre Président lui a exprimé le souhait de son maintien dans notre Conseil d’administration, ce qu’il a accepté spontanément. Nous lui en sommes très reconnaissants.

Nos relations se poursuivent avec nos autres partenaires et nous sommes présents aux nombreuses réunions et conférences qu’ils organisent : Fondation Charles de Gaulle, Fondation de la France Libre (dont nous constituons une délégation), Ordre de la Libération, Association des familles de Parachutistes SAS, Souvenir Français, mais aussi avec des organismes comme le Musée de l’Armée ou l’ECPAD. Ce dernier a vu le départ de son Directeur Christophe JACQUOT, Contrôleur Général des Armées, ancien de la promotion de Saint-Cyr « Cadets de la France Libre » avec lequel nous avions noué des liens d’amitié et de travail en commun, qui seront poursuivi, nous le souhaitons avec son successeur. Notamment en vue de la réalisation d’un film sur les Cadets initié par son prédécesseur.

Nous avons évoqué avec vous la mise en place du comité de l’Histoire prévu par nos Statuts. Cette mise en place est réalisée depuis le 1er janvier avec un panel d’historiens spécialistes de la Deuxième Guerre Mondiale. Des premiers échanges sont engagés à l’initiative de Hugues LAVOIX et de votre serviteur, mais la période actuelle est peu favorable. Nous relancerons l’exercice à l’issue du confinement.

Les relations avec la famille LEEDS, nouveaux propriétaires du Manoir de RIBBESFORD sont actuellement au point mort. Nous avons demandé à Brigitte WILLIAMS, Déléguée de la France Libre à LONDRES de les relancer. Nous avons le sentiment que la rénovation du Manoir et les projets ambitieux des nouveaux propriétaires se heurtent à l’ampleur des travaux dans une construction laissée sans grand entretien depuis la fin de la guerre. Il s’agit là d’un sujet important pour la mémoire des Cadets, l’ASCFL restant très attentive au maintien de ce patrimoine historique.

Hugues LAVOIX poursuit inlassablement son travail d’archivage et de conservation des souvenirs, documents, photographies et films concernant les Cadets. Il a eu la riche idée de créer ce qu’il a appelé « le Photoscope » en répertoriant dans un opuscule nouveau de la collection « bleue » des ouvrages sur les Cadets, des photos de la période de guerre de l’arrivée en Grande Bretagne jusqu’à la fermeture de l’Ecole en juin 1944. Cet ouvrage sera adressé à tous nos membres cotisants.

J’espère que cette lettre met bien en évidence l’importance de nos travaux en dépit de notre faible nombre. Je renouvelle toutefois notre appel à compétences mais aussi et surtout aux souvenirs des Cadets et de leurs familles. Nous sommes toujours en recherche de documents, photographies, souvenirs divers qui pourraient enrichir nos archives et la connaissance des Cadets dont nous sommes porteurs de la mémoire.

En vous souhaitant à tous bonne santé dans cette période exceptionnelle.

Pierre MOULIÉ, vice-président de l’Association du Souvenir des Cadets de la France libre, au nom du Président René MARBOT et du Bureau.

Pour télécharger la lettre

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Bonne année 2020

2020, c’est 1940 + 80 ou encore 1970 + 50!

Il y a encore d’autres possibilités mathématiques, mais pour les Cadets de la France Libre, pour les Français libres, et pour tout ceux qui ont été marqués par son action, 1940, c’est la date de l’appel du général De Gaulle à poursuivre le combat pour la liberté tandis que 1970, c’est l’année de son décès. Une petite période historique de trente ans qui aura fait d’un vieux colonel un homme aussi important dans l’Histoire de France que Napoléon, ou même Jeanne d’Arc.

En effet, en janvier 1940, il n’est encore que colonel, un colonel plein d’idées et de théories mais qui agace suffisamment les responsables militaires pour qu’on ait jugé bon de bloquer sa carrière. Et puis, en mai 1940, il dirige à Montcornet une bataille de chars qui tranche sur la monotone litanie des replis face aux troupes allemandes, on le nomme général (à titre temporaire) le 25 mai 1940 … et moins d’un mois plus tard, on entendra sa voix sur la radio de Londres dire que la guerre ne fait que commencer!

A coetquidan, le menhir des cadets salue la flamme du général De Gaulle

Pour les futurs Cadets de la France Libre, et pour une grande partie de la jeunesse, la défaite et la résignation paraissaient injustes et inacceptables. Le bon droit était du côté de la France, les Nazis représentaient l’oppression, le fanatisme et un racisme insupportable. Quand on se prétend race des seigneurs aryens, et qu’on désigne les autres comme des races dégénérées, les autres ont tendance à vouloir vous rabattre le caquet!

Il reste que la rapidité et la brutalité de la défaite avaient surpris les esprits. Le recours à un héro de la guerre de 14 semblait ouvrir une porte d’espoir ou au moins donnait une bonne raison pour courber le dos et attendre … Ce sont majoritairement les plus jeunes qui ont refusé cette défaite. Jeunes de moins de 18 ans pour les premiers des futurs Cadets, mais jeunes encore mineurs de moins de 21 ans ou récemment majeurs de la plupart des Français libres.

Ils ne sont guère que 300 à avoir été élèves officiers à l’Ecole des Cadets. Seuls 211 ont obtenu un galon d’aspirant et participé aux combats de la libération en tant qu’officiers. Cinquante huit sont morts pour la France. La plupart de ceux qui ont survécu, sont retournés à la vie civile en disant qu’ils s’étaient juste engagés pour libérer la France, renouvelant ainsi le désintérêt pour les honneurs que manifestait le Romain Cincinnatus retournant à ses labours après avoir mené les légions romaines à la victoire.

C’est le patrimoine patriotique que représente le sacrifice de cette jeunesse, que notre association s’efforce de mettre en valeur à travers ce site comme à travers les autres actions menées.

Au premier plan de ces actions, comme chaque trimestre, nous vous proposons notre lettre trimestrielle (charger) avec un bilan de l’année 2019 et nos projets pour 2020.

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Quelques mots sur les cadres de l’Ecole des cadets

Autour des cadets, il y a des officiers et des professeurs. Tous ont également eu des aventures plus ou moins complexes, d’abord durant la guerre, en Norvège ou en France, puis se sont évadés à travers la France, L’Espagne, l’Algérie ou le Maroc ou bien prisonniers en Allemagne ont réussi une évasion et ont rejoint l’Angleterre en passant par la France ou même par la Russie

Si la parution récente de l’ouvrage « La double évasion » permet de retrouver l’histoire du Lieutenant puis Capitaine Moulié, c’est le livre d’André Casalis, « Destins Croisés » qui retrace les périples de Beaudouin, La Judie, De Cabrol, Pichon, Chambon, Lescure Chadrin, Trenteseaux et d’autres.

Le livre est malheureusement épuisé, mais il existe un bref résumé du livre qui vous intéressera sans doute lien

Bonne lecture

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Bilan 2019 et projets 2020

Cinq ans d’activité déjà

L’Association du Souvenir des Cadets de la France Libre, créée le 21 novembre 2014 dans le prolongement de l’Amicale des Cadets, a vécu en 2019, sa cinquième année d’existence sous la présidence de René MARBOT (Promotion « 18 Juin »).

Si ses effectifs restent modestes en raison même de son objet social tourné sur le souvenir d’une population réduite et dont les survivants sont de moins en moins nombreux, la fidélité à la mémoire des Cadets reste puissante, entretenue par les familles et amis qui se souviennent et portent avec vigueur le souvenir de la « geste » des Cadets.

Grace à ses actions, ses travaux, sa présence dans le monde mémoriel de la Deuxième Guerre mondiale, l’Association ASCFL est devenue en cinq ans une association reconnue et respectée de ses partenaires et des autorités publiques et militaires.

Notre activité en liaison avec les autres fondations

L’ASCFL est totalement associée aux  actions et travaux des Fondations. Avec la Fondation Charles de GAULLE (qui accueille son siège social au 5, rue de Solférino à Paris), elle s’inscrit au sein de la Convention de la Fondation, elle participe à la gestion de la bibliothèque de la Fondation, aux conférences. Elle constitue depuis un an maintenant une délégation thématique de la Fondation de la France Libre. Avec la Fondation LECLERC de HAUTECLOCQUE, les liens se sont renforcés avec la représentation de l’Association au conseil d’administration de la Maison des Anciens de la 2ème DB. Notre association s’est mobilisée pour les manifestations du 75ème anniversaire de la libération de STRASBOURG les 16 et 17 novembre 2019.

Parallèlement, l’ASCFL a maintenu ses relations avec l’Ordre de la Libération (dont sept Cadets ont été compagnons), avec le Musée de l’Armée, avec l’ECPAD avec lequel des projets sont en gestation.

Enfin, l’ASCFL a initié au cours de l’année écoulée une relation nouvelle avec l’Association des familles des parachutistes SAS (l’AFPSAS), de nombreux Cadets ayant rejoint à l’issue de leur passage à MALVERN ou RIBBESFORD, les SAS et le BCRA.

En liaison avec la promotion « Cadets de la France libre »

Nous bénéficions aussi de nos relations privilégiées avec la Promotion de Saint-Cyr « Cadets de la France libre », qui nous a invité les 2 et 3 février dernier à sa réunion annuelle à COETQUIDAN, avec la présence du Général GEORGELIN, qui fut leur instructeur. Ces relations sont utiles dès lors que les officiers issus de cette promotion atteignent aujourd’hui les sommets de l’Institution militaire. Dans ce cadre, nous avons félicité le Général BURKHARD de sa nomination comme Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre. Nos relations sont naturellement excellentes avec le Général d’ANDOQUE de SERIEGE (Musée de l’Armée) et avec le Contrôleur général des Armées Christophe JACQUOT (ECPAD), tous deux anciens de la Promotion des Cadets de la France libre.

Le lien historique avec l’Angleterre

L’ASCFL s’est rendue à LONDRES le 9 mai dernier afin de rencontrer les nouveaux propriétaires du manoir de RIBBESFORD, et ce, en présence de l’attaché militaire « Terre » de l’Ambassade de France à LONDRES et de la déléguée de la France Libre en GRANDE BRETAGNE. Ces contacts nous ont rassurés sur le maintien du souvenir du passage des Cadets et de leur Ecole à RIBBESFORD et nous avons convenu de rencontres périodiques sur place dès que les travaux de rénovation du site auront été achevés.

Les écrits des cadets et des cadres de l’école

En 2019, l’Association a poursuivi la publication d’ouvrages consacrés aux Cadets et à leurs instructeurs ; le plus souvent des écrits rédigés par les acteurs eux-mêmes, à l’issue de la Guerre ou plus tard. Tel est le cas des «Mémoires de guerre » de Marc Savigny ou de la « double évasion » du lieutenant Robert MOULIE. L’ambition est d’engager la réalisation d’une « collection Cadets » repérée par son format, sa couleur et son éditeur unique (ASCFL avec impression via lulu.com).

Ces documents, avec d’autres à venir, ont vocation à stimuler la réflexion des membres du Comité de l’Histoire mis en place à l’issue de l’assemblée générale du 6 novembre, dans le cadre des Statuts de notre association. Cette création, cinq ans après la mise en place de l’ASCFL, traduit le niveau de maturité atteint par notre association dont les travaux de recensement et d’archivage de nos sources documentaires permettent aujourd’hui cette avancée. De prestigieux universitaires et spécialistes de l’Histoire de la deuxième guerre mondiale ont accepté d’apporter leur concours à ce Comité : notamment, Guillaume PIKETTY, Jean-François MURACCIOLE, Christine LEVISSE-TOUZE. Ce comité n’est pas un conseil scientifique, mais un aiguillon pour nos travaux en appréciant ceux-ci et en les orientant. Il se met en place dès le début de la présente année.

L’assemblée générale a donné quitus à l’action de son conseil d’administration et de son bureau dans des conditions rendues difficiles par la période de grève des transports et si le quorum a été atteint, ce ne fût que grâce aux pouvoirs reçus de la part des membres de l’association empêchés de se déplacer, ce dont nous les remercions vivement.

Nos projets pour l’année 2020.

  • Renforcer les liens avec nos partenaires
  • Amplifier nos travaux de publication et donner corps au comité de l’histoire
  • Entretenir le souvenir de nos lieux de mémoire
  • Créer une journée du souvenir de l’Ecole Militaire des Cadets de la France Libre.

Nos objectifs succinctement repris ci-dessus sont clairs et seront mis en œuvre dès ce début d’année. Il vous est possible de nous suggérer toute orientation, toute recherche, tout travail particulier mais il vous est possible aussi d’apporter concrètement votre contribution aux travaux engagés par la petite équipe qui se mobilise tout au long de l’année pour faire vivre et rayonner notre association.

Il nous faut en permanence trouver des occasions, des idées, des sujets d’études, des contacts, pour vivifier notre raison d’être : porter le souvenir des Cadets et de l’Ecole militaire des Cadets de la France Libre, mais aussi porter le message et les valeurs qui les ont motivés auprès des Jeunes Générations au travers par exemple du concours annuel de la Résistance.

Bientôt une journée mémorielle des cadets

Le conseil d’Administration sera saisi de la proposition d’établir une journée annuelle du souvenir des Cadets et de  l’Ecole Militaire des Cadets de la France Libre. Après débats, nous nous sommes orientés vers la date du 13 septembre (1941), date de remise du Drapeau de l’Ecole à MALVERN par le Général de Gaulle. Si ce choix est confirmé, nous envisagerons chaque année un événement symbolique le 13 septembre. Pierre MOULIE, vice-président de l’ASCF

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Rémy Dreyfus à l’honneur sur le web

C’est la Fondation de la Résistance qui lui consacre une page dans le cadre de son exposition virtuelle de la résistance (voir la page )

D’autres articles avaient été consacrés à Rémy Dreyfus lors du 6 juin 2019

Voir ou voir la vidéo INA ou encore

Il rejoint la liste des cadets cités sur le Web

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il y a 75 ans, le 23 novembre 1944, Strasbourg était libérée

C’est le 23 novembre que la 2DB entre dans Strasbourg, dix semaines après la jonction avec la première armée, 3 mois après la libération de Paris

Dix semaines durant lesquelles la logistique américaine a du se réorganiser pour pouvoir soutenir les armées toujours plus éloignées des ports. Dix semaines de combats dans la région des Vosges et dans l’Alsace. Durant ces dix semaines, les cadets vont participer activement, dans les combats des maquis, dans la deuxième DB, dans la première armée ou dans les missions de reconnaissances au sein des divisions U.S

7 cadets vont tomber au cours des combats de cette période. Il en tombera encore deux autres en Alsace durant l’année 1944

Les premiers à tomber sont Antoine Mayer et François Chapman qui tombent respectivement dans le Jura le 16/9/1944 et dans les Vosges le 23/9/44. Tous deux étaient affectés au BCRA et encadraient des maquisards.

Trois autres vont tomber en octobre. D’abord Jean MARX qui après avoir dirigé les combats des maquisards avait rejoint la première armée. Il tombe le 11 octobre 1944 dans les Vosges. Ce sont ensuite Brice DARIEUX et Georges TORRES qui tombent le 18 octobre et le 20 octobre. Tous les deux étaient engagés dans la 2DB.

Le mois de novembre verra encore tomber René Hainaut et Gustave Lespagnol (2DB) les 21 et 23 novembre.

Suivront Guy DIGO (1ère armée) le 28 novembre et François Weyl le 11 décembre. Ce dernier combattait au sein de la 79e Division d’Infanterie américaine.

Né en 1925, Guy Digo avait 19 ans, les autres avaient 20 ans ou 21 ans !
Tous étaient volontaires pour libérer la France !

Cette année, la Ville de Strasbourg a célébré cette libération le 16 et le 17 novembre. Une délégation de l’association du Souvenir des Cadets de la France Libre était présente.

On peut trouver sur YouTube des images de la deuxième DB en 1944 et la ville de Strasbourg a créé un film pour ce 75e anniversaire

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Deux lettres de 1940

En juin 1940, Jean Martin d’Escrienne né le 6 décembre 1922 n’a pas encore 18 ans lorsqu’il assiste depuis le village de la Bièvre où il habite à l’évènement inimaginable de la déroute rapide de l’armée française. A une époque où l’on avait peu de téléphone et pas du tout de portable, pour vider ce que l’on avait sur le cœur, on écrivait …

Les deux textes qui suivent sont extraits de son ouvrage « De Gaulle de loin et de près ». Elles expriment de façon très détaillée ce que pouvait penser un jeune des occupants allemands, du « vieux Pétain », de l’appel du Général De Gaulle, mais aussi de l’esprit de renoncement qui frappait la plupart des adultes.

Au delà de cette révolte écrite, il va mener des actions de résistance, participer à une filière d’évasion des aviateurs anglais tombés en France, puis s’évader de France, entrer à l’école militaire des cadets de la France Libre, puis revenir en France avec la première DFL.

Il sera l’un des derniers aides de camp du Général De Gaulle

Pour lire les lettres

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