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Bienvenue sur le site du Souvenir des Cadets de la France Libre

Notre site évolue régulièrement, et présente chaque mois de nouvelles pages ou de nouveaux articles

Vous pouvez déjà naviguer sur le site et découvrir des aventuriers de moins de 18 ans qui ont rejoint l’Angleterre malgré les occupants nazis, les policiers vichyssois,  les gardes civils espagnols et sont revenus dans les armées de la Libération en payant de leur vie, pour un quart d’entre eux, leur amour de la Liberté et de la France.

La valeur n’attend pas le nombre des années … ils en sont les vivants témoins.

Les différentes pages du menu permettent de suivre l’histoire des cadets, depuis leur évasion jusqu’à leur engagement dans les batailles de la Libération
Pour commencer, vous pouvez consulter une rapide synthèse de leur histoire

Les articles présentent des documents particuliers qui illustrent leur histoire

Dernières pages mises à jour

  • Notre dernière lettre trimestrielle sur les Cadets Compagnons de la Libération (voir l’article )
  • Une page sur les cadets non promus
  • Sur la page des valeurs pour l’avenir deux textes de Pierre LEFRANC sur l’Engagement et sur l’Essentiel
  • Une page sur les 21 cadets SAS
  • Deux récits de l’histoire de l’école par l’ancien Commandant André Beaudouin et celle pleines de souvenirs personnels d’Etienne LAURENT
  • Les récits des évasions de Maurice DUNO et Maurice DULUAT
  • La lettre trimestrielle de Juillet : 5 cadets en Corée (Voir)
  • Evasion de Jean Lagaillarde, évadé d’un camps Allemands
  • Evasions de Bretagne avec l’évasion de Pierre HERRY parti de Carantec en juin 1943
  • Un article sur l’exposition Cadets de la France libre à Saint-Mandé du 23 au 30 juin 2017
  • Deux actions des cadets dans le cadre du BCRA: Près de Pornic et en Bourgogne
  • Liens vers les Fiches Français Libres pour la promotion Corse et Savoie
  • Première DFL Campagnes d’ Italie, Débarquement de Jean MARTIN D’ESCRIENNE en Provence
  • La lettre trimestrielle d’avril 2017 : Liens avec les promos de Saint-Cyr
  • Une page sur l’organisation des cours et sur le programme (voir)
  • Quelques textes sur les valeurs qui animaient les cadets textes du Général  LARMINAT et de Romain GARY (voir)
  • La lettre trimestrielle de Janvier 2017 : Agir dans la durée
  • Un article sur le message de Noël 1941 prononcé par le Général DE GAULLE

 Bonne navigation

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7 cadets compagnons de la Libération

Une page d’histoire : les Cadets de la France Libre Compagnons de la Libération

Au moment où Fred MOORE, dernier Chancelier de l’Ordre de la Libération vient de nous quitter le 16 septembre 2017, il n’est pas inutile de revenir sur l’histoire de l’Ordre et sur les Cadets qui en ont été titulaires.

L’Ordre a été créé par le Général de GAULLE le 16 novembre 1940 à Brazzaville pour récompenser les personnes et collectivités civiles et militaires qui se distingueraient pour la libération de la France.
Seules 1038 personnes se sont vues attribuer cette décoration prestigieuse ente janvier 1941 et janvier 1946.

Sur les 211 aspirants issus de l’Ecole des Cadets, 7 ont été décorés de l’Ordre de la Libération

Sur les 211 aspirants issus de l’Ecole des Cadets, 7 ont été décorés de l’Ordre de la Libération, auxquels il faut ajouter l’aumonier François BIGO présent à Malvern.
2 Cadets appartenaient à la Promotion « Libération » (Jean FEVRE et François SEITE), 2 à la Promotion « Bir Hakeim » (Jean-Claude CAMORS et Georges TAYLOR), 2 à la Promotion « Fezzan-Tunisie » (Jacques LEMARINEL et Jean-Pierre NOUVEAU) et le dernier à « Corse et Savoie » (Léon BOUVIER).
Tous ont eu un parcours hors du commun, comme l’ensemble de leurs camarades, et à travers eux, ce sont donc tous les Cadets qui se trouvent reconnus et honorés par l’attribution à sept d’entre eux de la Croix de la Libération.

Georges TAYLOR

Le plus jeune d’entre eux, Georges TAYLOR, a moins de 16 ans lorsqu’il rejoint l’Angleterre. Aucun n’a plus de 20 ans ! Aussi, certains connaitront les « collèges » de Brymbach et Rake Manor, préalable nécessaire pour les plus jeunes à l’entrée à l’Ecole des Cadets !

Léon BOUVIER, Jean-Claude CAMORS

Léon BOUVIER rejoint l’Angleterre après un parcours qui le mènera en Egypte, en Syrie, en Libye et à Bir-Hakeim. Blessé à Beyrouth, il est amputé du bras droit et se présente à l’Ecole des Cadets avec la croix de la Libération ! Mais il n’est pas le seul à s’être battu avant d’intégrer l’Ecole ; c’est le cas aussi de Jean-Claude CAMORS qui s’est engagé dès 1939 puis s’est évadé et a rejoint la Résistance avant de profiter d’une occasion alors qu’il se trouve sur un bateau de pêche au large des côtes du Maroc pour rejoindre Gibraltar à la nage, et Londres, dans la foulée.

Jean FEVRE, François SEITE, Jacques LEMARINEL

D’autres, et c’est le cas de Jean FEVRE, de François SEITE, de Jacques LEMARINEL et de Georges TAYLOR, qui profitent de leur présence sur la côte Atlantique en Bretagne, en Gironde ou à Saint-Jean de Luz, pour s’embarquer sur un bateau à destination de l’Angleterre.

Jean-Pierre NOUVEAU

Jean-Pierre NOUVEAU pour sa part passera par l’Espagne, et après quelques péripéties (il est accusé -à tort- d’avoir tué un garde civil espagnol), il pourra en octobre 1941 rejoindre Ribbesford.

Formation à Malvern, puis Ribbesford

Malvern et Ribbesford seront les lieux de formation successifs des Cadets de la France Libre. Jean FEVRE présentera la particularité d’arriver à l’Ecole comme sous-officier instructeur puis d’être promu comme aspirant en juin 1942 au titre de la Promotion « Libération » !
Naturellement la sortie de l’Ecole s’effectuera, dès 1942 et jusqu’en 1945, vers les théâtres d’opération en reconquête, en France, en Italie, en Afrique du Nord, puis en Allemagne, et pour Georges TAYLOR en Hollande en avril 1945. Jean-Pierre NOUVEAU, après la Libération de la France, effectuera deux séjours en Indochine, l’un avec MASSU (dont il sera l’aide de camp), l’autre avec le 1er REC.

Cinq d’entre eux sont morts pour la France

Mais au Panthéon des Compagnons de la Libération, nombreux sont ceux qui sont morts pour la France, dès 1943 pour Jean-Claude CAMORS, agent du BCRA, reconnu, trahi et tué à Rennes par la Gestapo. En 1944 et 1945 en Italie dans les difficiles combats de la libération de ce pays, pour Jean FEVRE et Jacques LEMARINEL (dont la dépouille a été inhumée à Rome). François SEITE tombera dans les Vosges en novembre 1944. Enfin Georges TAYLOR sera tué dans les combats de la libération de la Hollande le 8 avril 1945 et son corps reposera à Vesterbork , à proximité des lieux où il perdit la vie, avant de rejoindre plus tard le caveau familial en Gironde.
Deux compagnons survécurent aux épreuves et aux combats auxquels tous furent confrontés.
Léon BOUVIER d’abord, qui après sa démobilisation en 1946, fit une brillante carrière diplomatique qu’il acheva comme Ambassadeur de France. Il décéda en 2005. Jean-Pierre NOUVEAU ensuite, qui, après ses deux séjours en Indochine, rejoignit l’entreprise familiale qu’il développa au niveau international. Il décéda en 1991 à Paris.

Blessé grièvement lors de l’évacuation de Dunkerque, le Père BIGO s’engage dans les FFL et rejoint l’Ecole des Cadets à Malvern comme capitaine aumônier. Il participe ensuite à la campagne d’Italie, puis au débarquement en Provence et à la remontée du Rhône et de la Saône jusqu’à Belfort. Il sera lâchement assassiné par les Allemands en Haute Saône le 2 octobre 1944 après avoir été fait prisonnier, alors qu’il se portait en première ligne pour assister les blessés. Il avait été fait Compagnon de la Libération et décoré par le Général de GAULLE le 30 juin 1944 en Italie.

Par leur parcours, leur détermination, leur courage, leur patriotisme et au-delà de leurs différences, chacun d’entre eux est un exemple pour les générations futures ; la mise en perspective de leur destinée montre comment des événements exceptionnels ont révélé leur caractère et mis en évidence les valeurs de liberté et d’honneur qu’ils ont portées.
Alors que le nombre des Compagnons survivants se réduit de plus en plus, leur souvenir n’en prend que plus d’importance.
Il était du devoir de l’Association du souvenir des Cadets de la France libre d’évoquer leur mémoire.
Pierre MOULIE, vice- président de l’ASCFL

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Conférence sur les Cadets de la France libre le 18 octobre

René Marbot, ancien cadet de la France Libre de la promotion 18 juin fera une conférence sur l’histoire des cadets de la France Libre le Mercredi 18 octobre à la Fondation de la France libre 16 cours des petites écuries Paris 10e

Pour s’inscrire, merci de téléphoner au  01 53 62 81 82 ou par courriel à contact@france-libre.net

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Un lien de 76 ans

Les villes de Fort-Mahon (Somme)et d’Eastbourne (UK) ont renouvelé vendredi 16 septembre 2017 le lien d’amitié qui les réunit depuis la traversée en canoë effectuée il y a 76 ans par cinq jeunes français partis à la barbe des Allemands pour rejoindre la France Libre.

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La  délégation anglaise comprenait douze personnes dont Mme Pat Hearn Mayor d’Eastbourne, Mr Mike Thompson, ancien Mayor et Mr Paul Metcalfe Borough Concillor

Ils étaient reçus par Alain Bayet, Maire de Fort-Mahon , les conseillers municipaux et en particulier Madame Racine responsable du comité de jumelage.

Les enfants de CM1 et leur institutrice ont lu un récit de la traversée, puis entonné un God Save the Queen suivi d’une Marseillaise qui ont ému tous les présents.

Parmi les cinq jeunes gens qui ont effectué cette traversée, l’un a rejoint les FNFL, les quatre autres ont rejoint l’école des Cadets à Malvern, puis plus tard à Ribbesford.

L’un d’eux, Reynold Lefebvre est mort pour la France en Alsace en 1945. Il avait 20 ans.

 

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Les journées du Patrimoine à Versailles

Cette année encore, l’association René Marbot présentera des uniformes et des objets se rapportant à l’histoire des Cadets de la France Libre les 16 et 18 septembre dans l’enceinte de la Caserne CROY à VERSAILLES, rue Royale
Ne manquez pas la visite pour découvrir ces volontaires de moins de 18 ans partis en Angleterre rejoindre le Général DE GALLE au mépris des interdictions et des menaces du gouvernement de VICHY et de l’occupant allemand. De cette école, sont sortis 210 officiers dont plus de 50 sont morts pour la FRANCE.cadet_defile_1943r

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Les cadets aux Sables d’Olonne

Le nouveau Musée de la Résistance ouvert en Juillet 2017 au Sables d’Olonne fait une place d’honneur aux Cadets venus encadrer les résistants et les troupes qui encerclaient la « Poche de Saint-Nazaire » mais aussi aux résistants de la région.

Une belle exposition à voir!
un panneau consacré aux cadets venus participer aux combats contre la poche de saint-Nazaire

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Incidents liens rompus

Nous avions choisi pour certain textes de faire des renvois vers les sites qui publiaient déjà ces textes.
La refonte en cours du site web de la Fondation Charles De gaulle provoque temporairement des ruptures de liens que nous n’avons pas anticipées
Nous mettrons prochainement en place des solutions de remplacement
merci de bien vouloir nous excuser de cette gêne temporaire

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La lettre de Juillet 2007 – 5 Cadets présents en Corée

Une page d’histoire trop peu connue : les Cadets de la France Libre au sein du Bataillon français de l’ONU pendant la guerre de Corée (1950-1953).

Le 22 juin, était inaugurée à la Mairie de Saint-Mandé, par Pascale TRIMBACH, adjoint au Maire et Roger QUINTARD, secrétaire général de l’ANAAFF/ONU, une exposition consacrée aux Cadets de la France Libre et à leur participation à la guerre de Corée, sous les hospices de Patrick BEAUDOUIN, maire de Saint Mandé et président de l’association nationale des Anciens et amis des Forces françaises de l’ONU du Bataillon et régiment de Corée, 156ème R.I (ANAAFF/ONU).
L’exposition était organisée et présentée par Sébastien DELAYRE, petit-fils de René MARBOT et président de l’association Cadet MARBOT dont l’objectif est de promouvoir le patrimoine militaire à travers la présentation d’objets datant des deux guerres mondiales.

Etaient présents notamment lors de cette manifestation, le Général CUCHE, président de la Fondation Maréchal Leclerc de Hautecloque, l’amiral BARRERE, directeur général de la Fondation Charles de Gaulle, René MARBOT, ancien Cadet et président de l’ASCFL, Bernard Henri PRIGL d’ONDEL, seul survivant aujourd’hui des Cadets ayant participé à la guerre de Corée au sein du Bataillon français de l’ONU ; mais aussi Pierrette TUROVER, Saint Mandéenne et veuve de Cadet.

Volontaires pour rejoindre à LONDRES le Général de Gaulle après le 18 juin 1940 afin de participer à la libération de la Patrie, volontaires ils l’ont été aussi pour rejoindre le Bataillon français de l’ONU en Corée pour participer à la défense du monde libre.
Sur les cinq Cadets engagés en COREE, deux ont perdu la vie à MUN-CHI le 5 mars 1951.

Guy LEGENDRE avait 18 ans en mai 1940
Quand il quitte ROUEN pour rejoindre le sud de la France puis ORAN où il entre en contact avec les réseaux de résistance pour préparer le futur débarquement des forces alliées sur les côtes algériennes et marocaines. Puis il se rend à GIBRALTAR en janvier 1943 pour rejoindre les Forces Françaises Libres en Grande Bretagne. Il est admis à l’Ecole des Cadets et en sort au grade d’aspirant dans la « Promotion 18 Juin ». Il sert au BCRA, est parachuté en France dans le Cher puis rejoint le front de l’Atlantique et termine dans les rangs de la 1ère Armée Française qui le mène jusqu’au Danube.
Volontaire pour le Corps expéditionnaire d’Extrême Orient, il rejoint en 1946 la 2ème compagnie des Parachutistes SAS. Il est blessé lors du dégagement de Nam-Dinh. Il retourne en 1947 en France où il est instructeur parachutiste à PAU.
C’est après son retour à la vie civile qu’il s’engage en juillet 1950 au Bataillon français de Corée et prend part aux combats aux côtés de la 11ème division américaine.
Il trouve la mort atteint d’une balle en pleine tête au cours d’un assaut sur la côte 1037 à MUN-CHI en Corée centrale alors que sa compagnie venait d’atteindre l’objectif qui lui avait été assigné après avoir repoussé victorieusement des contre-attaques ennemies.

Louis LE ROUX a 17 ans quand il s’embarque le 23 juin 1940
Pour rejoindre l’Angleterre via les Iles anglo-normandes. Il fait partie du premier contingent des Cadets de la France Libre quand l’Ecole s’installe à Malvern. Il est promu aspirant le 1er juin 1942 dans les rangs de la « Promotion Libération ». Volontaire pour les Théâtres d’opération extérieurs, il rejoint le Pacifique, pour contenir les ambitions japonaises ; Après un retour en France, il repart début 1947 sur l’Indochine où il est affecté au 22ème RIC qui se bat dans le sud avec vaillance et où il est cité 4 fois.
Son retour en France s’effectue à Saint-Maixent où il est instructeur à l’Ecole Militaire d’Infanterie.
Il s’engage dès octobre 1950 au Bataillon français de Corée pour retrouver l’aventure et le gout du risque. Il reçoit la Silver Star américaine en récompense de ses faits d’armes aux côtés des troupes américaines, alors que bien que blessé, il réussit avec ses hommes à contenir de furieuses attaques de l’adversaire.
Comme son camarade LEGENDRE, il trouve la mort à la tête de sa compagnie alors qu’il entraine sa troupe lors de l’assaut de la côte 1037 sur une pente abrupte balayée par le feu ennemie.
Par un étrange sort de l’histoire, les deux Cadets sont morts le même jour et au même endroit loin de leur Patrie pour défendre les valeurs qui les avaient conduit à rejoindre Le Général de Gaulle dès 1940.
Deux autres Cadets survécurent à leur engagement dans le Bataillon de Corée mais ils sont morts pour la France ultérieurement.

Jean Louis ALIX, né en 1922 s’évade par l’Espagne
D’abord Jean-Louis ALIX. Etudiant en droit, il s’évade via l’Espagne lorsque les Allemands envahissent la « zone libre ». Après avoir été interné quelques mois à Miranda, il rejoint Gibraltar puis l’Angleterre. Il s’engage alors dans les Forces françaises libres et est dirigé sur l’Ecole militaire des Cadets d’où il sort aspirant avec la « Promotion 18 juin ». Il rejoint le BCRA et est parachuté en France occupée pour des actions de sabotage et d’encadrement des maquis.
L’armistice du 8 mai 1945 le trouve en Allemagne où il séjourne jusqu’en 1947 puis il rejoint l’Indochine où il est cité et promu Lieutenant. Il repart en Allemagne en zone d’occupation et se porte volontaire pour la Corée où il rejoint le Bataillon français à la mi-1952.Sa brillante conduite au feu le voit cité à l’ordre de l’Armée.
A l’expiration de son contrat avec l’ONU, il retourne en Indochine et rejoint le 3ème RTA. Il est à nouveau cité. Il participe à la tragédie de Dien bien Phu en mai 1954 ; il est fait prisonnier après la reddition du camp retranché ; il s’évade lors de l’arrivée de l’étape précédant la traversée de la Rivière Noire. Il est porté disparu le 8 mai 1954, aucune trace n’ayant été retrouvée après son évasion.

Claude BARRES a 14 ans quand la guerre éclate.
Il quitte la France avec sa mère le 20 juin 1940 et gagne les Etats Unis via l’Espagne et le Portugal. Il s’engage en décembre 1942 pour rallier l’Ecole militaire des Cadets de la France Libre. Il rejoint l’Angleterre par bateau et arrive à Ribbesford en janvier 1943 ; en décembre, il est promu aspirant dans la « promotion Corse et Savoie ». Il choisit les parachutistes et est parachuté en aout 1944 dans la région nord de Lyon ; il accueille la 1ère DFL à Lyon le 5 septembre après avoir harcelé et ralenti les troupes allemandes dans le département du Rhône. Il participe ensuite aux opérations de la 1ère Armée.
Il repart en Grande Bretagne pour un entrainement spécial en vue de l’opération AMHERST qui se déroule au nord de la Hollande en mai 1945sa conduite au feu avec ses hommes lui vaut une citation à l’ordre de l’Armée.
Démobilisé après l’Armistice, il devient reporter à Paris Presse, mais la vie civile le déçoit et il se porte volontaire pour l’Indochine. Il arrive en janvier 1948 et se fait rapidement affecté à des missions SAS en Annam puis au Laos et enfin au Tonkin ; sa conduite valeureuse lui vaut deux nouvelles citations.
De retour en France en avril 1951, il se porte volontaire pour la Corée et il rejoint le Bataillon français dès le 1er janvier 1952. Pendant une année, il multiplie les exploits qui lui valent trois nouvelles citations. Il est gravement blessé le 21 avril 1952, mais poursuit le combat à la tête d’une compagnie qui vient de perdre son commandant tué sur le champ de bataille. Il reçoit la Légion d’honneur et la Silver Star américaine. Il quitte la Corée le 1er décembre 1952, auréolé de ses faits d’armes.
Après six ans passés au SHAPE, Il rejoint à l’été 1958 les parachutistes en Algérie. Après de nombreuses opérations, il est tué le 26 mai 1959 au cours d’un engagement de sa compagnie à l’assaut d’un piton tenu par les fellagas. La crête est conquise mais six de ses hommes perdent la vie avec lui.
De nombreux Cadets l’accompagnent dans sa dernière demeure au cimetière de Charmes où il repose au côté de son grand père Maurice Barrès.
Officier brillant, faisant honneur à sa famille et à ses camarades de combat et aux Cadets de la France Libre, il donne son nom à une promotion de l’Ecole militaire de Cherchell, la « promotion Capitaine Claude Barrès ».

Le survivant : Bernard PRIGL d’ONDEL a 16 ans en 1940
Né en 1924 à Beyrouth, il s’engage fin 1942 dans la France Libre avec d’autres jeunes de son âge ; ils quittent le Liban et rejoignent la Grande Bretagne via l’Egypte, l’Inde, l’Afrique du Sud pour intégrer l’Ecole des Cadets en juin 1943.
Après avoir suivi les cours de l’Ecole des Cadets, il est nommé sergent en juin 1944 et rejoint le BCRA puis diverses affectations dans l’intendance ; il termine la guerre en Allemagne au sein de la 2ème DB De retour en France en mai 1945, il est démobilisé à la fin de l’année.
Après quatre ans de vie civile, il est volontaire pour la Corée. Il rejoint le contingent français fin novembre 1950 puis il est muté au Japon pour superviser l’acheminement des blessés dans les hôpitaux américains. C’est en avril 1951 qu’il rejoint le Bataillon français en Corée et combat sur les pitons dont celui de Crève-Cœur qui tombe aux mains de la 2ème compagnie du Bataillon français.
Il photographie ce qu’il voit et laisse notamment 400 clichés qui constituent aujourd’hui un témoignage précieux de la vie des hommes du Bataillon français.
Après un an de guerre et sa mission accomplie, il rentre en France et retourne à la vie civile, avec la croix de guerre des TOE et la médaille des FFL.

Cinq destins différents mais un parcours identique avec la volonté de rejoindre Londres et la France Libre, puis de poursuivre cet engagement au-delà de la fin de la 2ème Guerre mondiale, pour assurer la liberté du monde libre.
Comme sur les autres terrains d’opérations, les Cadets ont été présents en Corée, fidèles à leur engagement initial, avec le sens de l’honneur et du sacrifice.
Il était juste de leur rendre hommage à l’occasion de cette exposition consacrée aux Cadets de la France Libre et au Bataillon de Corée.

Pierre MOULIE, vice-président de l’ASCFL
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Cinq anciens Cadets de la France libre étaient présents en Corée

affiche-cadets-france-libre-saint-mande A Saint Mandé s’est tenue du 21 au 30 juin une exposition consacrée aux Cadets de la France Libre.
La seconde partie de l’exposition était dédiée aux cinq anciens Cadets qui ont participé à la guerre de Corée (1950-1953), deux d’entre eux y ont trouvés la mort.
Dans le cadre des opérations de l’ONU, le bataillon français du Général Monclar fut intégré au 23ème régiment de la Seconde Division d’Infanterie Américaine.
L’exposition présentait des uniformes de cadets, des armes utilisées durant la guerre de Corée des médailles et de nombreux documents.
Exposition crée par l’Association Cadet Marbot

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La Lettre d’avril 2017 – A la rencontre des promotions de Saint-CYR

L’association à Saint-Cyr et à Saint-Marcel

Les 30 et 31 mars 2017, l’Association du souvenir des Cadets de la France libre » s’est rendue à Saint-Cyr Coëtquidan, à la rencontre de l’histoire des Cadets et de l’Ecole qui forme les promotions de Saint-Cyriens auxquelles appartient la promotion « Cadets de la France Libre » (1985-1988). Elle a aussi visité le Musée de la Résistance bretonne à Saint-Marcel. Saint-Marcel où combattirent plusieurs Cadets et où l’un d’eux, François MARIANI, périt dans les combats le 21 juin 1944, pour la libération de la France.

Le souvenir des Cadets de la France Libre bien présent à Coëtquidan

Les cinq promotions de Cadets de la France Libre font officiellement partie, depuis 1954, des promotions de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, avec le numéro 129.

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Le site de Coëtquidan en porte largement la trace, notamment au travers de l’avenue des Cadets de la France Libre qui fait face à la Cour RIVOLI, au Menhir érigé en l’honneur des Cadets morts au champ d’honneur, mais aussi grâce aux nombreux témoignages de leurs faits d’armes dans le Musée du Souvenir.

Des liens renforcés avec la promotion « Cadets de la France Libre »

L’ASCFL a été reçue par le Général BLACHON, commandant les Ecoles, et a été accompagnée pendant son séjour par le Colonel MINJOULAT-REY, Directeur des Etudes, lui-même ancien de la Promotion n°172, baptisée « Cadets de la France Libre »

Cette rencontre a ainsi renforcé les liens déjà tissés avec le Général Pierre GILLET, père Système de la Promotion, auquel nous avons fait part de notre volonté de coopération en reconnaissant à la Promotion le devoir de mettre en valeur le parcours militaire et les faits d’armes des Cadets, l’Association entretenant pour sa part le souvenir des Cadets dans toutes leurs dimensions : parcours personnel, familial, militaire et professionnel ; recueil d’archives et documents les concernant, avec la mise en place au sein de l’association d’un comité de l’histoire des Cadets …

L’ASCFL a accueilli dans son conseil d’administration le représentant de la Promotion en la personne du Colonel Eric CARREY ; choix symbolique à plus d’un titre. Comme de nombreux Cadets, certes dans un contexte naturellement différent, Eric arrive très tôt en Angleterre. Il y poursuit ses études et reste durablement marqué par cette empreinte anglo-saxonne. Comme ses aînés, il est rapidement confronté aux actions de guerre et aux conflits en Irak, en Bosnie, au Kosovo et au Liban. Il retrouve comme beaucoup d’entre eux, la condition civile après ce parcours militaire intense. C’est le parcours de la majorité des Cadets. Ils seront finalement près d’un quart seulement à poursuivre une carrière militaire complète.

Tous ces liens entre les Cadets, leurs instructeurs, et tous ceux qui s’intéressent à leur engagement dès 1940 pour libérer leur Patrie, alors que, pour la plupart, ils avaient moins de vingt ans, et d’autre part, les anciens de la promotion « Cadets de la France libre », doivent être renforcés et pérennisés.

Quant à la Promotion « Cadets de la France libre », nul doute qu’elle nous accompagnera dans nos actions en reprenant son chant, évoquant les Cadets :

« Pour reconquérir notre terre que l’ennemi a occupée
« Accourant du pays qui souffre, riches de leur Honneur blessé
« A la France éprouvée, qu’on voulut leur ravir
« Ils vouent leur foi, leurs espoirs, leur avenir

« Sur l’autel de leur sacrifice, à nous Cyrards ils ont légué
« Brûlé par le feu de l’épreuve l’insigne éclat de leur fierté
« Fais qu’en ce jour béni, nos coeurs fervents, mon Dieu
« Unis par les liens du sang, s’engagent en preux.

René MARBOT – Pierre MOULIE – Hugues LAVOIX

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Chaque trimestre, une lettre nouvelle pour suivre nos activités

Retrouvez les lettres précédentes:

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Il y a 76 ans arrivée des Cadets à MALVERN

C’est le 4 février 1941 que les 43 volontaires précédemment installés préAscfl_Malverncairement dans les annexes du manoir de Rake Manor arrivent à Malvern

Ils seront rejoint par d’autres tout au long de l’année 1941

Quelques dates sur les mois de février et mars 1941

  • 4.2 Arrivée à MALVERN
  • 16/2 Première sortie en grande tenue
  • 24/2 Premières examens
  • 26/2 Inspection par le Colonel BUREAU
  • 10/3 Inspection par le Colonel Bureau et Lord Bessborough
  • 25/3 Départ de l’abbé BIGO pour l’hôpital
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