Le premier 2S des cadets

On sait que le deux décembre 1804, Napoléon fut couronné Empereur et que, un an plus tard, le 2 décembre 1805, il gagne la bataille d’AUSTERLITZ
Les Saint-Cyriens fêtent cet évènement chaque année, et partout où ils se trouvent, ils ont coutume de célébrer l’évènement à la date du 2S
… un peu mystérieux le S ? C’est que les Saint-Cyriens utilisent pour leur année scolaire les lettres de la bataille.
La rentrée s’effectue en octobre avec le A, puis on trouve U et S pour novembre et décembre et ainsi de suite jusqu’en juillet, août et septembre étant des mois de vacances sont omis du calendrier.

Pour en revenir au premier 2S des cadets, C’est le 2S de Londres de 1944 auquel le cadet Jean-Claude Demorest a été invité et a gardé comme souvenir le carton d’invitation enrichi des signatures des officiers présents. Le Général De Gaulle représentant sa promotion y a mis son paraphe, on y reconnait les noms et paraphes des autres participants

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Hommage à Charles De Gaulle le 9 novembre à COLOMBEY

Charles De Gaulle est d’abord pour tous les Français-libres et particulièrement les Cadets l’artisan du relèvement de lColombey_181109_IMG_3848ra France après la faillite de la 3ème République.

Chaque année les amis de la Fondation Charles de Gaulle rendent  hommage à sa mémoire à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition.

Cette année, une délégation de l’association du souvenir des Cadets de la France Libre s’est jointe à cet hommage en se rendant à Colombey-les-deux-Eglises.

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Lettre d’octobre – Les cadets de la France Libre dans les pas de la 2e DB

 

De Gauche à droite Mr Le Neures, Le général Michel (2S) le général Cuche (2S) , René MARBOT,

De Gauche à droite Mr Le Neures, Le général Michel (2S) le général Cuche (2S) , René MARBOT, Mme Lebarbenchon maire de St-Martin de Varreville

Les 8 et 9 septembre 2018, à l’invitation du général Bruno CUCHE, Président de la Fondation Maréchal LECLERC de HAUTECLOCQUE, Président des Anciens de la 2ème D.B., membre du Conseil d’administration de l’ASCFL, une délégation de notre Association conduite par notre Président René MARBOT, avec la participation de Pierre MOULIÉ, vice-président, Hugues LAVOIX, secrétaire général, Basile ARNAULT de La MENARDIERE, petit-fils de Cadet, s’est rendue dans les VOSGES, afin de participer aux cérémonies commémoratives de la «chevauchée » glorieuse qui a conduit la 2ème DB des plages de NORMANDIE en août 1944 à BERCHTESGADEN en Allemagne le 4 mai 1945, en passant par PARIS le 25 août, puis STRASBOURG le 23 novembre 1944.

Localement, l’objectif était de commémorer le souvenir de la bataille de DOMPAIRE menée le 13 septembre 1944 par la 2ème DB (groupement LANGLADE) contre la 112ème Panzer Brigade, bataille qui s’est terminée par la destruction de nombreux chars allemands, grâce à la détermination farouche des « gars de LECLERC » et à un appui aérien américain déterminant, favorisant l’accès aux plaines de l’ALSACE et à STRASBOURG.

La présence de l’ASCFL marquait non seulement la reconnaissance à l’action de la 2ème D.B. dans la libération du territoire national mais voulait aussi rappeler la participation active des anciens de MALVERN et RIBBESFORD aux combats de cette Grande Unité.
En effet, ce sont une cinquantaine d’anciens de l’Ecole des Cadets de la France Libre qui intégrèrent la Deuxième Division Blindée et combattirent en son sein : 44 anciens Cadets, 4 anciens instructeurs de l’Ecole auxquels il convient d’ajouter les auxiliaires féminines Nicole et Monique de ROTHSCHILD.
On consultera avec profit notre site Cadetfrancelibre.fr qui consacre une rubrique spéciale à la 2ème D.B. et donne la liste nominative des officiers issus des Cadets ayant appartenu à la 2ème D.B. (3 de « Libération », 1 de Bir-Hakem, 3 de Fezzan-Tunisie,10 de Corse et Savoie, 16 de 18 Juin).

Le samedi 8 septembre, a été inaugurée à REMONCOURT la 90ème borne qui jalonne le parcours de la 2ème D.B de la NORMANDIE à STRASBOURG ; le dimanche 10 dans la matinée, dépôts de gerbes, discours, moments de recueillement ont eu lieu sur les zones des combats de DOMPAIRE, à DAMAS et BETTEGNEY, BOCQUEGNEY, MADONE et LAMEREY, enfin à VILLE sur ILLON. Ce, en présence des élus de la Nation, du Département des VOSGES, des Communes, des représentants des associations patriotiques, des très nombreux habitants et habitantes de touts âges. Avec une mention toute particulière pour la participation émouvante de jeunes et des enfants des Ecoles avec leurs enseignants, chantant la Marseillaise et le Chant des Partisans. Avec le sentiment que ces combats restent présents dans les mémoires des plus anciens, avec le passage de témoin de leur histoire dans la conscience des jeunes générations.
Nouveau_Char_ChamapgneA VILLE sur ILLON, est conservé et entretenu par une association locale le char CHAMPAGNE, touché pendant la bataille, du Sous-lieutenant Jean-Pierre NOUVEAU, de la Promotion « FEZZAN-TUNISIE ».
A MADONE et LAMEREY, devant le magnifique et imposant monument dédié au général LECLERC et à ses soldats, le Général Bruno CUCHE a rendu un hommage particulièrement élogieux aux Cadets de la France Libre engagés dans la 2ème D.B. que vous trouverez annexé à la présente lettre.

Ces deux journées dans la région d’EPINAL nous inspirent trois réflexions réconfortantes dans le monde d’aujourd’hui :
– La mémoire est toujours présente même si les acteurs de ces moments d’histoire sont de moins en moins nombreux ; les jeunes s’associent à ces manifestations et de nombreuses associations locales font revivre ces instants avec le port d’uniformes et de vêtements d’époque, avec des véhicules anciens de toutes natures (jeep, camions GMC, camions ravitailleurs, ambulances). Ceci s’effectue sans attitudes belliqueuses ou revanchardes mais avec le souci de ne rien oublier !
– L’intergénérationnel lie les participants de tous âges avec la volonté de la transmission de l’histoire et d’un passé commun qui « fait » nation.
– Enfin pour les membres de notre association, ces déplacements, ouverts à tous, nous permettent de mieux nous connaitre et nous apprécier. Ce sont des moments conviviaux et chaleureux qui, au travers du respect porté à nos anciens dont beaucoup nous ont quitté, nous permettent de répondre à notre mission : maintenir vivant le souvenir des Cadets de la France Libre.

Paris, le 1er octobre 2018
Pierre MOULIÉ, vice-président de l’ASCFL

Télécharger la lettre

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On se souvient des Cadets à Saint-Paul de La Réunion

C’est à Saint-Paul de La Réunion, le 13 septembre 2018, lors de l’inauguration du jardin de la Liberté, qu’une plaque à la mémoire des cadets de la France Libre a été apposée sur le côté du Monument rappelant l’appel du 18 juin 1942  (lien reportage)

La_RéunionMonument_18_Juin_réduit
La_Réunion_Plaque_Cadets_réduit
La_Réunion_Plaque_réduit

Si seul Paul Vergès est parti directement de l’île au moment du ralliement de celle-ci à la France Libre, trois autres cadets ont habité régulièrement l’île après la guerre:

Paul Barbier , Jean Giraud-Vinet , Louis Paoli

Pour les circonstances du ralliement de l’île, on pourra lire le court résumé rédigé par Jean Giraud-Vinet et paru en 2012 dans la revue de la Fondation de la France Libre : lien

 

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Commémoration de la bataille de Dompaire

Une délégation de l’Association du souvenir des Cadets de la France libre accompagnait les 8 et 9 septembre 2018 le déplacement de la Fondation du Maréchal LECLERC pour commémorer le souvenir de la bataille de Dompaire menée le 13 septembre 1944 par la deuxième DB contre la 112eme Panzer brigade, bataille qui s’est terminée par la destruction de nombreux chars allemands grâce à la détermination des « gars de Leclerc » et aussi d’un très efficace appuis aérien américain

Samedi 8 septembre :  inauguration d’une borne de la 2e DB à REMONCOURT

Dimanche 9 septembre : Cérémonies à DOMPAIRE, DAMAS, MADONE et LAMEREY  et VILLE sur ILLON

Madonneà Madone et Lamerey, devant le très beau monument au souvenir du Général Leclerc, le général Cuche, président de la Fondation du Maréchal Leclerc a rendu un hommage particulièrement élogieux aux 46 Cadets de la France libre engagés dans la 2eme DB.

 

Articles de presse

RemoncourtMadone et lamerey – Ville sur Illon

Nouveau_Char_ChamapgneOn notera qu’à Ville sur Illon est conservé le char du sous-lieutenant Nouveau (promotion 18 juin), char touché durant la bataille

 

 

 

 

Enfin pour un récit détaillé de la bataille, on peut se reporter aux deux séquences suivantes
début bataillefin bataille

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Lettre trimestrielle de Juillet – Nouvelles de l’association

Un point d’étape sur la vie de l’Association depuis l’assemblée générale du 8 décembre 2017

 

Le conseil d’administration de l’ASCFL s’est réuni le jeudi 21 juin, ce qui lui a permis de faire le point des activités et projets de l’association depuis la tenue de notre dernière assemblée générale.

Il s’est réjoui à nouveau de la rénovation du banc de MALVERN dont le financement a été complété par des dons de membres et d’amis des Cadets. L’ASCFL est prête à renouveler ce type d’opération pour la sauvegarde du patrimoine lié au souvenir des Cadets. Nous vous confirmons par ailleurs la vente du Manoir de RIBBESFORD par la famille HOWELL. Nous sommes naturellement attentifs au devenir de cette propriété et agissons pour que la mémoire de l’Ecole des Cadets soit protégée sur le site. Nous allons prendre contact avec les nouveaux propriétaires, MM. Samuel et Russel LEEDS.

Le 8 juin, Félix TERRIER a soutenu à l’Ecole doctorale de l’Institut d’Etudes politiques de PARIS son mémoire présenté pour le master d’histoire sur le thème :« De l’engagement à la mémoire, itinéraire des Cadets de la France Libre », sous la direction des Professeurs Guillaume PIKETTY et Manon PIGNOT. L’ASCFL était représentée à cette soutenance par René et Annick MARBOT, Pierre MOULIÉ, Hugues LAVOIX et Sébastien DELAYRE. Ce mémoire qui a recueilli les félicitations du jury a permis de mettre le projecteur sur la saga des Cadets au travers d’un véritable travail universitaire qui a conduit l’auteur à recueillir des témoignages de Cadets (André CASALIS et René MARBOT) et à s’appuyer sur les conseils d’Hugues LAVOIX pour la consultation des sources.

Ce travail universitaire montre le regain des chercheurs en histoire pour ce qui concerne la Deuxième Guerre Mondiale et le parcours des jeunes qui ont rejoint de GAULLE dès juin 1940. Nul doute que les actions de notre association participent de cet intérêt renouvelé sur les motivations, l’engagement et l’itinéraire des Cadets de la France Libre.

Afin de rappeler et stimuler la mémoire de l’histoire des Cadets, l’Association utilise toute occasion pour évoquer leurs parcours. Dans ce cadre, le club Rotary Paris Nord a accueilli le 22 mai René MARBOT et Pierre MOULIÉ dans les salons KYRIAD de la gare de l’EST pour une conférence sur l’Ecole des Cadets et sur le parcours personnel de René MARBOT. Cette conférence a suscité de nombreuses questions permettant de mettre en évidence les motivations et les valeurs animant ces jeunes Français.

De son côté, Hugues LAVOIX qui enregistre, et sauvegarde ainsi, tous les écrits, documents, supports photographiques et souvenirs des Cadets, a réuni dans un opuscule intitulé En route pour l’ANGLETERRE des récits d’évasion établis par certains d’entre eux ; Ce document qui devrait être prochainement disponible doit constituer le premier tome d’une série qui reste à définir et constituer. Hugues a également participé le 18 juin à une rencontre à Eastbourne dans le cadre du jumelage de cette cité britannique avec Fort-Mahon.

Parallèlement, l’ASCFL poursuit et développe ses contacts avec ses principaux partenaires : La Fondation Charles de GAULLE qui l’a associé à sa réception annuelle aux Invalides le 13 juin, en présence d’Edouard PHILIPPE, Premier Ministre ; la Fondation de la France Libre avec laquelle nous préparons une convention aux termes de laquelle les « Cadets de la France Libre » seraient reconnus comme « délégation thématique » de la Fondation. Avec la Fondation LECLERC de HAUTECLOQUE, qui a participé aux dons pour le banc de MALVERN, nous entretenons des relations suivies en particulier au travers d’un groupe de travail informel réunissant les Fondations, les associations des anciens de la 2ème DB, de la 1ère DFL et l’ASCFL. L’objectif étant de mutualiser chaque fois que possible nos projets et actions.

Nous avons engagé de nouvelles relations avec le Musée de l’Armée en rencontrant son directeur, le Général d’ANDOQUE de SERIEGE (Promotion « Cadets de la France Libre ») et avec l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) dont le directeur, le Contrôleur Général Christophe JACQUOT, est également issu de la Promotion « Cadets de la France Libre ». Cette proximité nous permet d’envisager des contacts fructueux pour la préservation des archives et objets concernant les Cadets mais aussi pour la participation à des expositions concernant La France Combattante.

Notre association recherche à élargir chaque fois que possible ses échanges avec les associations poursuivant des buts identiques aux nôtres. Nous sommes ainsi attentifs aux travaux et projets de l’AFPSAS (Association des familles de parachutistes SAS), mais son implantation territoriale en Bretagne rend difficile toute action commune ou coordonnée. Nous avons également participé le 26 janvier 2018, à l’Ecole militaire, au colloque annuel de la Fédération nationale Libre Résistance, qui réunit les familles et amis des agents français du SOE britannique.

L’ASCFL avait manifesté le souhait de proposer des noms de Cadets et instructeurs des Cadets pour les Promotions à venir de Saint-Cyr et de l’EMIA, dans le prolongement des noms des promotions passées. Ce travail est engagé et deux noms ont été retenus par le conseil d’administration. Les dossiers correspondants seront présentés en octobre.

Si nous sommes une « petite association » par le nombre d’adhérents et les moyens financiers, nous disposons d’une véritable force de frappe contenue dans la dynamique impulsée par son Président, René MARBOT, son Bureau et les membres du conseil d’administration. Mais le travail et la disponibilité sont lourds pour cette équipe restreinte. Nous renouvelons notre appel pour que nos membres incitent les familles, amis et connaissances à nous rejoindre pour faire nombre certes, mais surtout pour assurer le relais de ceux qui se sont dévoués pour l’Amicale des Cadets jusqu’en 2000 et pour notre association depuis 2014.

Le temps passe et nos Anciens nous quittent. Nous avons appris depuis l’AG 2017 le décès de Monique de ROTHSCHILD survenu le 18 janvier et celui de deux Cadets, Harry KASSEL (Corse et Savoie) le 25 février et André de GANAY (18 Juin) le 10 juin.

Nous souhaitons conserver le contact avec ceux qui ne peuvent plus se déplacer et venir à notre rencontre. Nous pensons à eux et les assurons de notre fidèle affection.

 

Pierre MOULIÉ, vice-président de l’ASCFL

Vous pouvez télécharger cette lettre (lien)

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Juin 1940 les premiers départs des futurs cadets

Parmi les Cadets, on en trouve plus de trente qui ont rejoint l’Angleterre dès le mois de juin
Dès le 16 juin, Georges Taylor quitte Bordeaux
Le 18 juin, Les frères Herbout embarquent sur le Keriado à Camaret, tandis que le paquebot Meknes part de Brest avec à son bord Robert Colcanap, Maurice Duluat, Hervé Arnault de la Ménardière, Etienne Laurent.

Le Meknès

Le Meknès

C’est encore le 18 juin que le Premel part de Plougasnou avec à son bord Jean Briand, Louis Le Roux, et François Seité tandis que Yves Lancien part de Carentec à bord du « Martin-Pêcheur »

Pour le 19 juin, on peut noter les départs d’André Bouguen qui part de Douarnenez à bord du Chalutier « Ma Gondole » tandis que Gérard Gaultier de Carville, Jean Jéanne, Robert Mulsant et Jean Quentel partent d’Argenton-Porspoder à bord du Magven

Pour le 20 juin, on trouve Marcel Ligavant et Jean Nedelec à bord de l’Ar-zenith, puis du Monique-Andrée

Ar-Zenith

Ar-Zenith

Ce même 20 juin, Gustave Lespagnol part de Brest à bord du Moncousu … avec les lingots de la Banque de France tandis qu’André Casalis et Laurent Casalonga parte de Saint-Jean-de-Luz à bord du paquebot polonais MS/BATORY

Pour d’autres, comme Hervé Alliot, Georges Billard, Jean Bouclet, Jacques Duchène, Jean Fèvre, Paul Lemaire, Jean Pellé, on les trouve aussi en Angleterre avant la fin juin 1940

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De nouveaux propriétaires à Ribbesford

On connait maintenant le nom des nouveaux propriétaires de Ribbesford.

RIB_LeedsIls annoncent leur intention de rendre à au manoir de Ribbesford son lustre d’antan, avec sans doute une modernisation du confort.

Un article anglais en dit plus

Lire

 

 

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La lettre d’Avril 2018 – L’encadrement militaire de l’école des cadets

Cette lettre est consacrée à l’encadrement de l’Ecole des Cadets. L’ASCFL a naturellement pour vocation d’entretenir le souvenir des Cadets mais aussi de ceux qui les ont formés à MALVERN et à RIBBERSFORD.

Elle doit beaucoup à l’ouvrage remarquable d‘André CASALIS, historiographe de la saga des Cadets et ancien Cadet lui-même, intitulé « Destins croisés » et consacré aux « biographies du chef de bataillon André BEAUDOUIN, des instructeurs et des cadres de l’Ecole Militaire des Cadets de la France Libre »

L’encadrement militaire de l’Ecole des Cadets de la France Libre.

Si les Cadets de la France Libre, si peu nombreux -un peu plus de deux cents- peuvent encore inspirer les jeunes générations par les valeurs qu’ils ont portées, ils le doivent largement à la formation qu’ils ont reçue à MALVERN et RIBBESFORD, lieux successifs d’implantation de l’Ecole des Cadets de la France Libre de février 1941 à juin 1944.

Ils le doivent donc à un encadrement de l’Ecole original par les parcours variés, civils et militaires, de ses instructeurs avant leur arrivée à l’Ecole, et dont la diversité est apparue très vite parfaitement adaptée à celle des Cadets.

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1 – D’où venait l’encadrement militaire de l’Ecole ?

Curieusement, le directeur de l’Ecole, le commandant André BEAUDOUIN, n’est pas un officier de formation, ni même un militaire ! C’est un enseignant venant de Kaboul pour se mettre au service de La France Libre. C’est le Général de GAULLE, orienté par son entourage, qui lui confie la direction de la nouvelle Ecole, manifestant ainsi l’importance qu’il accorde à la formation générale et morale des jeunes Cadets autant qu’à l’instruction militaire.

André Beaudoin - Louis De Cabrol 1942

André Beaudoin – Louis de Cabrol 1942

 

BEAUDOUIN sera entouré du capitaine Louis de CABROL, commandant en second de l’Ecole et du capitaine René de LAJUDIE, qui sera directeur de l’Instruction militaire. Cette équipe sera la cheville ouvrière de l’Ecole jusqu’à sa fermeture en juin 1944. CABROL a été rappelé en septembre 1939. Sous-Lieutenant d’active en 1940, il est fait prisonnier à CRAVAN et s’évade.il rejoint les FFL en octobre 1940 puis l’Ecole des Cadets en octobre 1941.

 

René de LAJUDIE ancien de l’ESM, est sous-lieutenant au 9ème BCA et participe aux opérations de NORVEGE, puis combat en France près d’AMIENS en juin 1940. Blessé, Il rejoint LONDRES depuis la NORMANDIE. Après diverses affectations, il est envoyé à MALVERN en novembre 1941.

Une équipe réduite d’instructeurs, composée d’officiers et de sous-officiers, se met en place dès la création de l’Ecole.  De nouveaux instructeurs rejoindront l’Ecole en 1942 et 1943 et viendront encadrer les nouvelles promotions dont celle du « 18 juin », de loin la plus importante en nombre.

Le Lieutenant Jacques CHAMBON est sous-lieutenant en 1939. Issu de l’ESM, il participe avec le 43ème RIC aux combats de Lorraine et de la Somme. Après un séjour à MADAGASCAR, il rallie la France Libre en décembre 1942. Instructeur, il sera l’un des deux commandants de compagnie de l’Ecole. L’autre sera le Lieutenant Robert MOULIÉ. Celui-ci est officier de réserve. Après s’être illustré dans les combats en Lorraine, il est fait prisonnier par les Allemands ; il s’évade de son OFLAG, traverse la HOLLANDE, la BELGIQUE et la FRANCE ; après sa participation dans le Sud-Ouest au réseau de résistance BRUTUS, il traverse l’Espagne, et rejoint LONDRES et les FFL par bateau depuis GIBRALTAR. Il rejoint l’Ecole des CADETS en mai 1943.

Le sous-lieutenant Louis PICHON issu de l’ESM se trouve à BEYROUTH en 1940 puis à ORAN en 1942. Instructeur à AIX ensuite, il s’évade par l’Espagne et le Portugal et rejoint LONDRES en juillet 1943 puis l’Ecole en septembre où il restera quelques mois. Le sous-lieutenant Pierre SAINDRENAN est issu de la Promotion Charles de FOUCAULD de l’ESM. Il s’évade de France en 1943 et rejoint les FFL en juin ; il sera chef de section de juillet 1943 à juin 1944, date de fermeture de l’Ecole. Le sous-lieutenant Jean SOURIEAU est également issu de l’ESM et participe aux combats sur la Somme avec le 50ème RI. Fin 1942, il s’évade par l’Espagne et rejoint l’Ecole des Cadets en avril 1943.

Cinq sous-officiers instructeurs (Louis BOUZOLS, Yves Bertrand CORTADELLAS, Jean FEVRE, André LEHRMANN et Marius TAVAREL) seront incorporés aux Promotions de l’Ecole. BOUZOLS rejoint les FFL en février 1943 venant de LISBONNE, CORTADELLAS a été blessé à DUNKERQUE puis rapatrié en ANGLETERRE en juillet 1940 ; FEVRE, EOR en 1940 rejoint LONDRES en bateau depuis SAINT JEAN DE LUZ ; LEHRMANN et TAVAREL sont en NORVEGE avec le 6ème BCA en février 1940. De retour en France, ils rejoignent l’ANGLETERRE et les FFL.

Pour sa part, l’adjudant Louis CHADRIN est rappelé en 1939 au 46ème RI. Après de rudes combats, il est fait prisonnier et s’évade de son Stalag ; il rejoint l’Ecole en septembre 1943 ; les adjudants Jean TRESCASES, François BACONNAIS et Paul FAUVELLE font partie également de l’encadrement militaire.

Pierre GIRAN, ingénieur et fondateur d’une société de recherches dans le secteur automobile et du laboratoire des métaux en fusion s’évade en octobre 1940 via l’Afrique du Nord et Gibraltar et s’engage dans la France libre. Il rejoint l’Ecole des Cadets début 1941comme professeur et comme instructeur « auto-moto ».

Les parcours de ces hommes, issus de l’ESM, ou officiers et sous-officiers de réserve rappelés en 1939, ont de nombreux points communs ; pour la plupart, s’étant battus vaillamment lors de l’invasion allemande, ils n’ont pas accepté l’armistice et ont rejoint le Général de Gaulle après des évasions souvent spectaculaires depuis la France ou l’Allemagne pour ceux qui s’étaient retrouvés en OFLAG ou en STALAG après l’Armistice.

Ainsi, les convictions, les valeurs et la volonté de poursuivre le combat jusqu’à la libération de la France qui animaient cet encadrement n’étaient guère différentes de celles de leurs élèves. D’où les sentiments profonds de respect que ces derniers accordaient à leurs ainés qui les préparaient aux combats à venir où de si nombreux Cadets donnèrent leur vie pour la liberté de leur Pays.

2 – Que sont devenus ces instructeurs après la fermeture de l’Ecole en juin 1944 et la libération de la France ?

« A tout seigneur, tout honneur », André BEAUDOUIN, Directeur de l’Ecole est affecté à diverses missions de liaison auprès de l’Armée américaine puis avec la 9ème DIC. Il part pour l’Indochine où il assure des missions d’état-major qui le mettent en relation avec les correspondants de guerre qui couvrent le conflit indochinois. Il demande son rapatriement en France et commence une carrière diplomatique en octobre 1946 qui le mènera, après un passage à la Chancellerie, en Afrique, comme consul à NAIROBI, puis en INDE comme représentant de la France à PONDICHERY. Il n’oubliera pas les Cadets et sera à l’origine de la création de leur Amicale (dont il sera le premier président), et à l’origine des démarches aboutissant à la reconnaissance légale du statut de Saint-cyrien des Cadets issus des cinq promotions qui se voient reconnaitre ainsi leur intégration dans la liste officielle des promotions de l’ESM de Saint-Cyr. Il décède en 1973.

Le destin des instructeurs sera très variable. Les officiers poursuivent leur carrière ; les militaires de réserve rappelés, soit retrouvent une activité civile, soit restent dans l’Armée et poursuivent, comme leurs frères d’armes, le combat sur les théâtres d’opération extérieurs en Europe, en Extrême-Orient, en Afrique, puis en Algérie.

André CASALIS présente dans son livre très documenté « Destins croisés » les parcours de tous ces hommes qui ont participé à l’encadrement de l’Ecole.

Destins croisés mais divers, montrant à l’évidence que leur choix précoce du refus de la défaite et leur engagement dans les Forces françaises libres, n’ont pas toujours servi leur déroulement de carrière !

Trois d’entre eux termineront toutefois leur parcours avec le grade de général. PICHON et SOURIEAU, anciens de l’ESM, comme généraux de Division, MOULIE, ancien EOR, comme général de Brigade.

PICHON n’a fait qu’un court passage à l’Ecole. Ce cavalier a rejoint le 3ème RCA dès fin 1943.Après divers commandements et un passage en 1959 à l’Etat- major particulier du Président de la république, Charles de GAULLE, il retrouve le 3ème RCA comme chef de corps ; Il sera aussi attaché militaire près de l’Ambassade de France à ALGER après l’indépendance (1963-1966). Il commande ensuite la 10ème Brigade mécanisée à REIMS puis la 7ème Division à MULHOUSE. Il termine sa carrière comme adjoint au Général commandant le 1er Corps d’Armée.

SOURIEAU rejoint la 2ème DB à l’été 1944. Il sera gravement blessé dans les combats en ALSACE qui l’amèneront ensuite à occuper des fonctions d’Etat-major. Puis on le retrouve en INDOCHINE, au MAROC, en ALGERIE comme chef de Bataillon, puis en Etat-major au Corps d’Armée d’ORAN à la veille de l’Indépendance de l’ALGERIE. Il retrouve SAINT-CYR comme commandant d’un bataillon d’EOA. Il prend ensuite le commandement du 8ème GCM. Il sera ensuite en Etat-major à METZ puis chef du cabinet du Général de BOISSIEU, alors chef d’Etat-major de l’Armée de Terre. Général de Brigade, il commande la 64ème DM et passe Général de Division en 1975.

MOULIE passe au BCRA après la fermeture de l’Ecole et est parachuté dans le DOUBS pour encadrer les maquis avec deux de ses anciens Cadets. Il rejoint le 2ème RCP SAS et participe à la libération de la HOLLANDE dans l’opération aéroportée AMHERST. Parachutiste, il effectue ensuite trois séjours en INDOCHINE, participe à l’opération de SUEZ comme officier de liaison auprès des Britanniques, débarque à ALGER en avril 1958 comme adjoint du 3ème RCP, commande la Base aéroportée d’AFN, puis de 1960 à 1962 est le 1er chef de corps du 1er RPIMa à Bayonne. Il effectue un séjour au NIGER et commande le Groupement saharien 62. De retour en Métropole, il termine sa carrière comme Général de Brigade.

CABROL adjoint de BEAUDOUIN, débarque en NORMANDIE et poursuit sa carrière comme officier de liaison auprès des Britanniques. Grièvement blessé en avril 1945 en Allemagne, il est amputé des deux jambes et admis en novembre dans le cadre des Affaires Etrangères comme vice-consul à BOSTON. Après un passage à la Chancellerie, il part en mission au SOUDAN et en EGYPTE, puis retrouve les Etats- Unis comme consul général à DENVER. Après un séjour comme consul de France à SALISBURY, il retourne aux USA comme consul général à LOS ANGELES. Il termine sa carrière en ECOSSE comme consul général à EDIMBOURG. Il décèdera en 1978. Curieux destin de cet homme qui épousera après la guerre la carrière diplomatique comme son chef André BEAUDOUIN !

LAJUDIE, directeur de l’instruction militaire, est affecté à la mission de liaison tactique et débarque en septembre 1944 à Utah Beach. Après des missions de nature administrative, il retrouve comme chef de bataillon une affectation de commandant en second du 9ème Zouaves. Il est nommé à BOGHARI en ALGERIE chef d’état -major du secteur puis commandant de ce même sous-secteur. Il fait valoir ses droits à la retraite en 1962 et décède trois ans après.

CHAMBON est affecté à l’état-major de la 2ème DB, puis il rejoint le Régiment de Marche du TCHAD et se distingue sur le Front de l’Atlantique. Il poursuit sa carrière à DAKAR -il est commandant de compagnie au 7ème RTS- puis part en Indochine où on le trouve à l’EM des Forces terrestres d’Indochine Nord. Il rentre en métropole en juin 1949 et est affecté au 1er RMT dans un premier temps puis au SGDN après avoir été breveté d’Etat-major. De 1952 à 1954, il repart en Afrique noire, puis revient à la DPMAT en 1957. En octobre 1958, il commande en second le 21ème RIMa à ALGER. Promu Colonel en 1962, il commande à BOUAR le 6ème RIAOM. Enfin il termine son parcours militaire au TCHAD au commandement des Forces françaises au TCHAD comme chef de mission militaire. Il quitte l’Armée en 1968 en fin de carrière.

SAINDRENAN est affecté au RMT, à la 2ème DB en quittant l’Ecole. Il se trouve aux portes de PARIS le 24 août 1944. Puis il est affecté au 16ème RTS et embarque à Marseille pour l’ALGERIE. Après un séjour en Indochine et un retour rapide en métropole, il rejoint à SAIGON les parachutistes coloniaux SAS et commande le détachement parachutiste des Terres rouges. Il est promu capitaine à son retour en France et repart en 1952 pour MADAGASCAR. On le trouve à l’Ecole d’application de l’Infanterie en 1955, puis il fait l’Ecole de Guerre et, promu chef de bataillon, il est détaché comme officier de liaison et instructeur au « War College » de CAMBERLEY ; il est ensuite affecté au RMT et en 1968, il est désigné comme Attaché des Forces armées à LIMA où il terminera sa carrière comme colonel.

LEHRMANN qui a été maintenu instructeur après avoir été promu aspirant de la Promotion « FEZZAN-TUNISIE » a été gravement blessé à la tête en service commandé. Affecté à la compagnie de QG n°31, il débarque en France avec son unité, puis rejoint MADAGASCAR de 1945 à 1948 et revient en métropole au RMT. Il repart en AEF (à Pointe Noire) en 1950 où il reste près de trois ans. Il reviendra en AEF (à Fort Lamy) de fin 1955 à juin 1958. Comme beaucoup, on le retrouve en Algérie où il prend le commandement de la 62ème CRD qu’il quitte en juillet 1960. Enfin il effectue un dernier séjour en AFRIQUE (Dakar) de 1960 à 1963 puis fait valoir ses droits à la retraite en 1964.

BOUZOLS qui a été promu aspirant avec la Promotion du « 18 juin » est affecté à la 2ème DB. Il est nommé au RMT. Il effectue toute la campagne de France et d’Allemagne et est blessé devant STRASBOURG. Il est démobilisé à sa demande en septembre 1945, fait Sciences Po et prépare l’ENA. Il entre au Ministère des Affaires étrangères. En 1948, il rejoint l’Industrie pétrolière où il effectuera une carrière remarquable et présidera plusieurs entreprises du secteur. Il sera membre du conseil supérieur de la Marine marchande et prendra sa retraite en 1985.

CHADRIN sera affecté au QG du général KOENIG et débarquera avec une unité canadienne de chars à ARROMANCHES. Il organise le déplacement de son unité sur l’Allemagne et est démobilisé fin aout 1945.

CORTADELLAS nommé aspirant avec la Promotion « 18 juin » rejoint la 2ème DB et débarque à Sainte-Mère-l’Eglise le 9 aout avec le 12ème RCA ; Puis il est affecté au RMT et nommé ensuite chef du peloton de protection du général LECLERC. Nommé sous-lieutenant en mai 1945, il est muté en AOF où il commande un escadron de blindés puis prend le commandement d’une compagnie de travaux du Génie. De retour en France, en 1950, il entre à la direction de la Compagnie COLAS et après une formation à l’ENTP, il devient ingénieur et termine sa carrière dans cette société en 1982.  Il sera chef de bataillon de réserve en 1972.

Quant à Pierre GIRAN, il est affecté à la MMLA à CAMBERLEY et assimilé officier à la fermeture de l’Ecole. Après sa démobilisation en mai 1945, il sera expert auprès des Ministères et de la Cour d’Appel de Paris jusqu’à sa retraite en 1978.

 

Ce panorama serait incomplet si n’étaient cités ici deux personnages attachants de l’Ecole : d’abord le sergent John Lambert FOX mis à disposition par les Britanniques comme instructeur d’éducation physique. A 29 ans, il est issu du monde bancaire. En juin 1944, à la fermeture de l’Ecole, il est affecté à un régiment du Cheshire et son unité part en septembre en France puis en Allemagne. Il est démobilisé à la fin de la guerre et retrouve son poste à la Westminster Bank. Il se consacrera ultérieurement à la défense de la nature et sera président de plusieurs associations favorables au développement durable.

Ensuite le père Vincent O’HARA. C’est l’aumonier catholique de l’Ecole. Il est Anglais, né à MANCHESTER, mais d’origine irlandaise. Il a fait son séminaire à DAX et passé son baccalauréat à Bordeaux. Il est un excellent partenaire de rugby qu’il pratique avec le Lieutenant MOULIÉ qui a été joueur professionnel à XIII à Villeneuve sur Lot avant la guerre. Le rugby prendra une place particulière dans la formation des Cadets comme outil de cohésion et de développement physique. O’HARA aura une influence forte sur l’encadrement et les élèves qui, éloignés de leurs familles et de leur Pays, ont besoin d’appui psychologique et moral. Humain et accessible, il est aimé de tous. Certains le retrouveront à ALGER chez les Lazaristes à la fin de la guerre d’Algérie.

Enfin une pensée toute spéciale pour deux instructeurs morts pour la France.

Jean FEVRE Quitte l’Ecole en 1943 pour l’EGYPTE. Puis il rejoint l’Italie avec la 1ère DFL et débarque à CAVALAIRE. Il est mortellement blessé le 30 septembre 1944. Il rejoint la cohorte des Compagnons de la Libération.

Marius TARAVEL quitte l’Ecole avec le grade d’aspirant de la Promotion « Libération ». En juin 1944, il est affecté à la 2ème DB. Il débarque à Grand camp, fait la campagne de Normandie, rentre dans Paris et poursuit sur les Vosges. ; il fait la campagne d’Alsace avec le RMT, puis reste en zone d’occupation en Allemagne. En avril 1948, il part en Extrême Orient et débarque à SAIGON. Affecté au II/21ème RIC, il est tué à la tête de ses hommes au cours d’une patrouille alors qu’il est chef de poste de AN-ONG.

Telle peut être résumée la saga de l’encadrement militaire de l’Ecole. Nous avons pu omettre le souvenir de quelques membres de l’encadrement par manque d’informations suffisantes, mais nous ne les oublions pas. Les travaux de l’Association du souvenir des Cadets de la France libre ont pour objectif de retrouver leur trace et d’évoquer ultérieurement leur parcours.

Ces hommes éloignés de leur famille ont vécu des périodes difficiles, voire des drames. Leur ambition a été de redonner espoir aux jeunes Cadets dont ils avaient la responsabilité et de les former pour encadrer, comme jeunes officiers, tous les Français de bonne volonté qui voulaient rendre sa Liberté à la France. Leur action, malgré leur faible nombre, a été déterminante dans la reconquête de l’indépendance de notre Pays.

Pierre MOULIÉ, vice-président de l’ASCFL

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Le banc des Cadets de la France libre à MALVERN vient juste d’être rénové

Inauguré en 1949, ce banc commémore dans le parc du Collège de MALVEN le passage des Cadets de la France Libre à la maison 5 du collège, durant les années 1941-1942

Les deux photos ci-après montrent l’aspect actuel du banc, fraîchement rénové.

Merci à toutes celles et à tout ceux qui ont contMALVERN_2018_Banc1rribué à sa rénovation.

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