11 novembre 2020 Honneur à Pierre LEFRANC cadet de la France Libre

Souvenons-nous : le 11 novembre 1940, jeune étudiant de dix-huit ans, Pierre LEFRANC rejoint la manifestation organisée à l’Arc de Triomphe où se retrouvent dans l’après-midi quelques centaines de jeunes. Devant les fleurs déposées par les Parisiens, jaillit une ardente Marseillaise.

Les soldats Allemands alertés encerclent la Place de l’Etoile et commencent à tirer sur les manifestants. Pierre LEFRANC est atteint dans les jambes  par l’explosion d’une grenade; Il est arrêté et conduit d’abord à l’Hôtel Continental où on lui signifie qu’il est en état d’arrestation, puis à l’Hôtel Majestic où l’on établit sa fiche d’identité ; enfin à la Prison de la Santé où il est menacé d’exécution par un gardien (paraît qu’ils vont tous vous fusiller) . Il est transféré à Fresnes pour une intervention à sa jambe, puis retour à La Santé où après un mois de solitude complète, il est libéré sans aucune explication.

C’est le premier sursaut venant des profondeurs. Les chants et les clameurs se succèdent. Le nom de de GAULLE est déjà pour tous ces jeunes, synonyme d’honneur et de liberté. Il est cent fois lancé et cent fois repris à pleine voix (extrait de Pierre LEFRANC « d’une résistance à l’autre », éditions François-Xavier de GUIBERT, Paris 2005).

Pierre LEFRANC est marqué par sa première nuit en prison : « ce soir-là, je compris pour toute ma vie, que seule demeurait indiscutable la dignité de soi… Cette nuit-là me fit gagner plusieurs années ».

« Plus tard, parlant de ces modestes événements avec le Général de GAULLE, il voulut bien me dire qu’à l’annonce de cette première manifestation ouverte de résistance, organisée et menée par des jeunes, il avait eu le sentiment d’une première réponse du pays, riche de promesses, et qu’il en avait ressenti de la joie ».

De la révolte à l’engagement, il n’y a qu’un pas ! Que Pierre LEFRANC franchit en rejoignant Londres et l’Ecole Militaire des Cadets de la France Libre. On connait la suite et aujourd’hui nous pensons tous à ce sursaut d’un jeune Français courageux, digne dans l’adversité, aimant sa Patrie et prêt à s’engager pour la libérer.

Pierre MOULIÉ, vice-président de l’Association du souvenir des Cadets de la France Libre, au nom du Président René MARBOT

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